La jeunesse de gauche est anachronique et stupide

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On pensait que, forte de sa conviction que désormais le moteur de l’Histoire se trouve dans les minorités et les marges (LGBTQ, immigrés, femmes féministes, blacks et beurs présentés évidement comme victime du racisme, etc.), la gauche avait oublié ses canons du 19ème siècle. Eh bien non ! La voilà, cette gauche anachronique, représentée en l’occurrence par les Jeunes socialistes, qui se manifeste en déposant une initiative destinée soi-disant à « équilibrer les revenus » au prétexte que ceux qui ont de l’argent qui travaille pour eux doivent passer à la caisse fiscale.

Les défenseurs de l’initiative ne visent, disent-ils, que les plus riches de notre pays, soit 1 % d’entre nous. Ces soi-disant progressistes et pourfendeurs du capitalisme entendent à cette fin surtaxer les revenus du capital. Ils oublient (probablement ne savent-ils même pas !) que parmi les plus gros bénéficiaires de cet argent « qui travaille au profit des riches sans que ceux-ci bougent le petit doigt », on trouve leurs caisses de pension et l’AVS.

Une fois de plus on se trouve en présence d’une de ces initiatives caractéristiques de la gauche, scandaleusement démagogiques (leur argumentaire est truffé de contre-vérités et de promesses intenables), rédigées sur un coin de table, sans réflexion même superficielle à propos de leurs conséquence économiques et sociales. Une de ces initiatives qui marquent, au sein de la gauche, la haine des riches et la « jalousie inique contre celui qui est arrivé de celui qui est en route » (Victor Hugo).

La droite helvétique ne manque pas d’utiliser sur d’autres sujets les mêmes outrances démagogiques que la gauche. Mais au moins ses textes sont-ils élaborés sérieusement. L’initiative dite 99 % est, elle, simplement ridicule.

Pierre Kunz

 

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Commentaires

  • La Jeunesse, tout simplement.
    Hier « Panem et circenses », aujourd'hui « malbouffe et civilisation ludique », mais toujours la prolifération des jeux dans tous les secteurs de la vie sociale transforme progressivement notre univers en une immense cours de récréation… infernale, et où tout semble désormais programmé pour faire de tous des adolescents éternels, c'est-à-dire une société d'adultes infantile, à l'instar de l'Île enchantée de Pinocchio, Île des plaisirs, en réalité un piège dans lequel les « enfants » finissent par devenir des esclaves, corvéables et taillables à merci, après s'être fait « abêtir ».
    Un des vices majeurs de notre époque est ce que Montherlant appelait « le jeunisme ». Dans notre société moderne, tout est fait pour prolonger indéfiniment la jeunesse, alors que la jeunesse est un âge transitoire, qui doit être dépassé. C'est une complète inversion des valeurs.
    La jeunesse est l'âge de toutes les sottises et de toutes les exactions ; rien n'est plus étranger à la sagesse que la jeunesse. Elle est le bras séculier de tous les despotes, la matière première de tout militantisme extrême.
    Dans notre société démocratique et humaniste on encense la jeunesse, alors qu'elle est avant tout grégaire. C'est pour quoi les tyrans on tant besoin d'elle.

  • Monsieur Kunz,

    Moi, ce que je crains, c'est qu'il n'y ait plus de classes sociales du tout, et que les partis politiques, de droite comme de gauche, vont se trouver au chômage et disparaître.
    La présence et l'influence de la petite poignée de multimilliardaires sans patrie ( elle n'en a que faire) a bien œuvré au déclassement de toutes les élites locales.

    Tant qu'on ne conçoit pas l'état comme pouvoir suprême, au-dessus de toutes les fortunes, on ne peut plus défendre certains pouvoirs régaliens de l'état, qui, finalement, sont la quintessence de la puissance d'un peuple.
    Si les grosses fortunes mondiales se permettent tout, y compris de soumettre ou de démettre des chefs d'état, on peut s'attendre à une dépossession générale, matérielle et immatérielle. Les riches qui ont construit leur patrimoine, ne résisteront pas face à l'industrie financière de haute intensité qui est devenue le véritable moteur et la véritable étame de notre société.
    Cette poignée a entrepris le déclassement de petites gens, peu ou pas du tout défendues, elle déclasse ensuite l'aristocratie ouvrière et artisanale, pas davantage défendue, aujourd'hui, elle s'en prend à la bourgeoisie du moyen et grand commerce. C'est elle, notre classe moyenne actuelle. Elle assiste à une guerre sans merci entre fortunes mondiales sur son dos. Ces fortunes ont des ambitions mondialistes. Soyons en conscients, elles ne paient pas leur juste contribution que les pays ont du mal à faire admettre, de plus, elles ont tissé un système d'exploitation, non directement du travail de l'homme ( Dixit la plus-value du travail), mais les pouvoirs en place qu'elle manie et manipule, comme de vulgaires employés sous menaces et sous chantages.

    Il serait juste - mais l'analyse approfondies fait défaut pour convaincre - de faire participer ces toutes grosses fortunes ( que ni vous ni votre cercle libéral ne possèdent), Les GAFAM, les grandes banques, Pfizer, Novartis et autres géants mondiaux de la chimie, de la biochimie ou de la biotechnologie, sont de misérables contributeurs aux caisses de l'état.
    Et pourtant, ceux là caracolent en tête des tops de la bourse et les bulletins financiers font leurs louanges pour leurs gains fulgurants. (Pfizer qui affiche son appétit de 33 milliards de dollars pour ces prochaines années malgré ses 33,5 milliards déjà assurés).
    Si on leur demande une ristourne sur ce que nos caisses publiques ont déjà lâché, Pfizer Américain, ne deviendra pas un SDF et ses patrons Vanguard et Blackrock n'y pourront rien).

    Il faut se dire que le transfert des richesses dues au travail de tout un pays est en train se transborder (transferer) dans la panse de ces multimilliardaires, sous nos yeux, en temps réel. Cette poignée d'individus plus grands que Dieu, sont des gens un peu trop illuminés, il faut dire, et même trop encombrants. Le monde s'en porterait enfin mieux si nos états s'affranchissaient de leur crainte, et de leur porter un coup d'arrêt pour leur donner une leçon civique.

    Mais si l'état (bourgeois) était une puissance souveraine, il ne permettrait jamais que ces gigantesques fortunes escaladent tous les pouvoirs - les siens, ceux de gérer le patrimoine national - Encore moins de jouer avec la vie de tous ses citoyens, qu'ils soient bourgeois de droite ou bourgeois de gauche.

  • @Dupraz
    Et dire qu'il ne faudrait signer qu'un décret pour que ces rapaces paient le juste prix.

  • Pas seulement la jeunesse de gauche, celle de droite aussi. À voir les 'métamorphosés' Reinhard et Nantermod, ça se vaut.

  • A noter la rupture du discours de Marlène Dupraz : on attaque le super-pouvoir des géants de la finance, puis on attaque Pfizer. Qui a misé 500 millions de dollars pour créer un vaccin contre le Covid, qui paralyse l'économie mondiale, sans avoir la moindre certitude que son vaccin serait agrée par les fonctionnaires (donc les représentants de l'Etat...) surpayés et au pouvoir démesuré. Pfizer et Moderna nous auraient sauvé la mise sans les abrutis ani-vax qui mènent une campagne de désinformation d'une ampleur jamais vue. Comme 50% des Suisses, je me suis fait vacciner, n'ai ressenti pas le moindre effet secondaire et je cours beaucoup moins de risques face au variant delta. Marlene Dupraz prône la non-vaccination et probablement la gratuité des tests payés par nous tous. Qui sont les escrocs dans ce jeu ? Pour moi la réponse est claire et sans appel...

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