Bertrand Reich, repartir ou partir ?

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Bertrand Reich est un homme honnête et dévoué. Personne ne devrait douter de sa sincérité lorsqu’il affirme qu’il a toujours, dans sa tâche, songé à l’intérêt du PLR. Malheureusement, lorsqu’il a repris la présidence du PLR, il n’a pas voulu ou osé imposer une autre voie que celle tracée par son prédécesseur. Cela simplement parce qu’il ne possède pas la fermeté de caractère et la rudesse qu’il lui aurait fallu pour mater la meute hurlante qui, au sein de la direction du parti, avait décidé de détruire Pierre Maudet.

Au moment où le PLR s’apprête à renouveler ou à conserver son équipe dirigeante, il y a chez Bertrand Reich une forme de stoïcisme dans sa volonté de s’accrocher à la présidence. Mais son stoïcisme l’aveugle (son interview hier soir sur Forum l’a montré de nouveau) et il continue à se tromper sur les enjeux.

Il ne semble pas mesurer l’ampleur et les dangers de la crise qui, si un effort colossal de redressement n’est pas entrepris sans délai, pousse le PLR vers l’abîme, autrement dit vers le statut d’un parti croupion. 

Bertrand Reich ne discerne pas non plus l’ambition malsaine de ceux qui militent pour son maintien dans le seul but de justifier, à travers la reconduction de son mandat, les deux années de la politique désastreuse qu’ils ont menée avec l’appui d’un président myope et sourd. Une politique qui, en mars dernier, a privé le PLR de la moitié de son électorat au profit de celui qu’ils comptaient abattre.

Est-ce que le 19 mai prochain une majorité de l’assemblée générale du PLR saura faire accepter à Bertrand Reich qu’il ne peut pas être l’homme destiné à présider à l’effort immense de ce redressement ?

Pierre Kunz

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Commentaires

  • Vous êtes le représentant du canal historique - pour ne pas dire jurassique - du parti radical. Votre arrogance est à l'instar de celle de votre ex-représentant au Conseil d'Etat qui nos dit aujourd'hui qu'il envisage de "remonter sur les planches"... Il a raison, il y a bien besoin d'un clown de plus en politique à Genève.

    Et, en parlant d'ambition malsaine, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai immédiatement pensé au Margoulin.

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