Amnesty, démagogie et arrogance

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Ainsi donc, Amnesty, du haut de sa compétence universelle, critique les mesures prises par la Suisse dans la lutte de notre pays contre le Covid. « Ces mesures, constate cette ONG, ont restreint de façon disproportionnée le droit à la liberté d’expression et de réunion ».

Rarement on aura vu Amnesty faire preuve de pareille arrogance. Explicitement elle entend nous faire comprendre que le gouvernement suisse (comme ceux de nos voisins) n’ont pas su s’y prendre comme il aurait fallu pour à la fois lutter contre la pandémie et protéger les droits individuels. Implicitement, elle adopte le costume du maître qui sait, lui, comment résoudre l’antinomie millénaire qu’affronte l’humanité dans sa recherche de l’intérêt général sans malmener les droits individuels. Au surplus, il apparaît qu’Amnesty aurait mieux su que nos autorités mener une coopération internationale durant la crise et traiter avec plus d’efficacité et de justice les demandes d’asile, les inégalités sociales et la pauvreté.

Ces autorités ne sont certes pas restées à l’abris de quelques erreurs dont on peut penser, après coup, qu’elles étaient évitables. Mais on ne saurait nier que, globalement et au vu des connaissances disponibles, elles ont su affronter la pandémie en trouvant le meilleur équilibre possible entre les impératifs sanitaires et les exigences économiques. Et, on doit reconnaître, n’en déplaise aux donneurs de leçons d’Amnesty, que le Conseil fédéral et les cantons ont réussi, dans les exigences qu’ils ont formulées, à privilégier l’intérêt général sans pour autant réduire de manière inacceptable les droits individuels.

Mais ce sont des constats que ne veulent pas accepter les ONG qui, comme Amnesty, vivent de leur capacité à faire croire à chaque occasion que les droits de l’Homme sont bafoués, sans jamais faire la part dans leurs jugements péremptoires de la primauté de l’intérêt général.

Voilà qui explique pourquoi leur dernier communiqué constitue une caricature de désinformation.

Pierre Kunz

 

Lien permanent 8 commentaires

Commentaires

  • "Ces autorités ne sont certes pas restées à l’abris de quelques erreurs dont on peut penser, après coup, qu’elles étaient évitables. Mais on ne saurait nier que, globalement et au vu des connaissances disponibles, elles ont su affronter la pandémie en trouvant le meilleur équilibre possible entre les impératifs sanitaires et les exigences économiques."

    On ne vit pas sur la même planète. Pour moi, les autorités devraient être en taule.
    Nous avons assisté à la plus grosse arnaque du siècle avec le renoncement du législatif au profit d'un exécutif aussi largué que flippé qui n'a fait que copier les autres de la région et a infligé l'omerta sur les discours dissonants.

    L'Histoire ne sera pas tendre avec ces hommes et ces femmes qui ont été élus pour prendre des responsabilité et les assumer. Non seulement elles ont fauté et doivent payer pour cela, mais elles ont sciemment empêcher la discussion, le débat démocratique, sous prétexte d'urgence sanitaire qui, nous le savons aujourd'hui, n'en fut pas une. Et de loin pas puisque les victimes ne sont pas plus nombreuses que celles d'une grippe saisonnière.

    Honte à vous donc de soutenir ces enfoirés qui ont bousillé notre économie et qui ne l'assument évidemment pas. Pris avec, pendu avec.

  • Difficile de se faire entendre dans le brouhaha ambiant sans forcer le trait. Ces le lot des communicants que de forcer le trait, l’es journaliste n’y échappent pas. A ce jeu, on érode sa crédibilité, on dévalorise se papiers, on en rajoute et on tombe dans l’inflation. Il n’y a pas que la monnaie qui doit sa valeur à la confiance.
    A part ça, on paie le prix du libéralisme. Constituer des stocks coûte cher, maintenir des lignes de production de vaccins aussi en regard des traitement contre le cancer.
    On devra tout de même faire le bilan de la protection civile et de l’armée qui ont démontré qu’elles étaient prêtes pour la guerre d’avant.
    Prochaine crise: le black-out des réseaux télécoms, informatiques, électriques?

  • @ Jenni

    Vous pedez de vue que l'économie est nettement moins bousillée qu'elle ne l'avait été lors du premier choc pétrolier comme le met en exergue le relativement faible recul du PIB. Certes, certains ont été plus touché que d'autre et vous en faites partie. Cependant, votre activité économique était déjà bousillée avant l'émergence de la pandémie.

    Le parlement fédéral a adopté diverses lois, dont la loi covid-19. Certes, il n'a, lors de la dernière cession, pas inclus ce que des agités populistes (qui se manifestent à nouveau) voulaient inclure. Cet organe démocratiquement élu a décidé. La loi ne vous plait pas ? Vous voterez contre en juin. C'est tout.

    La démocratie c'est les urnes. Pas les manifestations, ni votre avis, ni amnesty. C'est les urnes lors des votations et lors des élections. Et vous n'êtes pas un élu du peuple.

    Et non ce n'est pas une grippe. La létalité qui était à Genève de 0.35 % hors EMS lors de la première a, variant anglais aidant, augmenté, devenant nettement supérieure à celle des grippes des dernières dizaines d'années. Ce qui doit être combiné avec un taux de contagion élevé, qui dépasse allègrement un Ro de 3.5 alors que celui de la grippe est de 1.6; quasiment le double. Après trois rondes de contamination, sans mesure comme vous le préconisez, cela devient 8 fois plus élevé ! Les progressions géométriques, cela vous échappe.

    La combinaison de ces paramètres est explosive, plus encore que lors de la deuxième vague, qui, mal gérée du fait de pression de gens n'aimant pas la vie des autres, a conduit à une surmortalité genevoise de 20 % reflétée dans l'encombrement des installations funéraires.

    Il est temps de contrôler les lieux de contamination (domicile privé et lieu de travail) et il ne faut pas relâcher ce qui est nécessaire de maintenir (fitness, restaurant). Quelques activités, notamment de plein air, peuvent être autorisées.

    Vous voyez tout par le bout de votre lorgnette et ignorez le droit à la vie. On vous a connu plus brillant.

  • Ces OGNI sont une autre forme de cancer de la pensée unique! Mais au passage beaucoup se remplissent les poches et se donnent bonne conscience et "parlant" d'humanitaire! En en parlant rien de plus!!! Placarder des affiches sur les bus pour tout dénoncer, mais ça ne va pas plus loin!

  • "Ces OGNI sont une autre forme de cancer de la pensée unique!"


    Mais parce qu'elles siéent à la rhétorique de diplomatie internationale de ceux qui les financent, pardi. La diplomatie internationale étant les gouvernements des pays étrangers des sièges juridiques des ONG et des corporations qui les soutiennent.

    La pensée unique, c'est l'encadrement des discours dans un même vocabulaire et une même litanie de contre-arguments pour prouver le tort des gouvernements étrangers avec lesquels les ONG engagent un dialogue public pour conquérir une opinion publique, ou servir de faire-valoir aux gouvernements ou corporations qui les financent pour leurs propres intérêts.

    Les ONG agissent comme des sectes religieuses.

  • @ Jenni

    20 % de surmortalité sur l'année. 40 % sur le deuxième semestre. 80 % sur trois mois. Comme vous semblez avoir apprécié, soyiez assuré que cela est en train de se reproduire à raison de gens comme vous ou comme Maudet. Il est temps que FF soit assermentée et puisse renforcer Poggia et ainsi sauver des vies.

  • S'il ne s'agit que de se questionner sur cette ONG, espérons que très vite les occidentaux réalisent à quel point cette Amnisty n'est qu'un ballon dégonflable. Leurs représentantes se ridiculisent et se dégonflent sur tous médias face à l'actu dont cette ONG, comme tant d'autres, bafoue les évidences.

    Derniers buzz utilisés par cette ONG qui s'est enrichie de millions$ sur l'argument des seuls musulmans rohingyas persécutés etc, gommant et ignorant la réalité et l'existence de réelles ethnies locales exposées en premières lignes avant ces musulmans clandestins, récemment et facticement nommés rohingyas.

    Amnisty International a pendant des ans et pour récolter ses fonds, accusé Aung San Suu Kyi coupable de génocide des musulmans rohingyas.
    Amnisty International et sa représentante en Suisse ont déclaré Aung San Suu Kyi responsable de génocide.

    Pour en avril 2021 sur plateaux TV virer leur cuti, et concéder sur la responsabilité due au pouvoir des militaires en Birmanie.

    Avec ce constat effarant: autant d'importance, autant d'audience dévolues à Amnisty International,
    alors qu'à l'évidence, aucun de leurs représentants les plus hauts placés (et payés) semble n'avoir de réelles connaissances, ni sur le terrain complexe des populations ethniques historiques, encore moins sur la constitution birmane.

    Postulat applicable à quasi toutes ONG, qu'elles soient financées par fondations de famille, communautés religieuses etc. leurs financements échappant à tout contrôle, propices à blanchiment d'argent, sous couvert d'"optimisation fiscale".

  • Il n’est question, chez Amnisty International comme chez toute ONG cotée en bourse, que de manipulation d’opinions publiques des démocraties dites occidentales, en faveur de pouvoirs qui les arrangent.

    Leurs approches d’exploitants court-termistes se font sélectionneurs de buzz favorisant le politique, ciblent le retour sur investissement et le plus rentable dans l’opinion des soutiens potentiels, parmi les conflits gravissimes en cours, tels exploiter chez le citoyen occidental le terme de génocide ayant lieu dans un état éloigné en Birmanie, faisant l’impasse sur le proche continent d’Afrique où des millions de réfugiés vivent en camps insalubres depuis des décades, de quoi faire l’impasse sur le bilan désastreux en Afrique, aux millions de déplacés et plus de 1million de morts victimes de conflits ethniques.

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