Discrimination salariales hommes-femmes, le mythe enfin démonté

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Discrimination salariales hommes-femmes, le mythe enfin démonté

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, comme lors de chaque manifestation des féministes, celles-ci et les médias ressassent haut et fort les prétendues « discriminations salariales » entre les hommes et les femmes de notre pays. Une fois de plus on a entendu décliner la légende selon laquelle les femmes, à travail et à compétences égaux, y gagneraient, aux dernières fausses nouvelles, 14,4 % de moins que leurs collègues masculins.

Certains observateurs plus attentifs que les autres suggèrent depuis des années qu’il s’agit-là d’un slogan fondé sur l’interprétation erronée de la méthode de calcul et des chiffres publiés à ce sujet. Ils soulignent qu’évidemment, diviser la masse salariale annuelle payée aux hommes par le nombre d’emploi, faire la même chose pour les femmes et comparer le résultat des deux divisions ne peut que conduire à un écart.

Ces observateurs assurent depuis longtemps qu’en réalité, partout dans le pays, les hommes et les femmes reçoivent, à fonctions égales, les mêmes salaires. La différence mise en avant de manière trompeuse par les rouleaux-compresseurs de la cause féminine, réside dans le fait que les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes à occuper, dans les entreprises publiques et privées, petites ou grandes, les postes de cadres et de direction. Pas étonnant donc que le mode de calcul choisi débouche sur une différence de 15 %.

Une enquête menée dans les pays occidentaux par la société Equileap (reprise par Le Temps du 5 mars) a enfin mis clairement en évidence le biais qui fausse l’interprétation des données salariales dans les pays développés, en Suisse aussi. Selon cette enquête, dans notre économie et dans nos administrations publiques, les femmes, même si la situation s’améliore, sont fortement sous-représentées dans les postes hiérarchiquement les plus élevés et les mieux rémunérés. Elles sont par contre surreprésentées dans les emplois de niveau moins élevés.

Cette étude est essentielle parce qu’elle met en évidence une vraie discrimination : les femmes sont insuffisamment considérées lorsqu’il s’agit de pourvoir les postes de direction. Elle importe aussi parce qu’elle explique pourquoi les soi-disant discriminations salariales sont uniquement le fruit de statistiques interprétées, volontairement ou non, de manière erronée.

Pierre Kunz

Lien permanent 1 commentaire

Commentaires

  • Fausses nouvelles ?

    À l’époque de « Cruella » au gouvernement genevois, m’avait rapporté, lors d’un conversation téléphonique, qu’un chef de service gagnait plus qu’elle...!?

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