Election du 7 mars, les responsables de l'échec du PLR

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Alexandre de Senarclens et ceux qui se défaussent sur lui de la sale besogne d’expliquer aux médias l’échec du PLR, persistent dans l’erreur. Le responsable de l’échec du PLR en ce dimanche électoral genevois n’est pas Pierre Maudet. Ni Cyril Aellen, dont la défaite n’est pas due à ses compétences ou à la campagne de qualité qu’il a dû mener sous le poids du fardeau que représentait le soutien d’un parti qui a joué un rôle moteur dans le développement de la crise dont ce 7 mars est l’aboutissement.

Seul en effet le PLR est responsable, lui qui n’a pas su se montrer à la hauteur des enjeux et préserver l’unité du parti. Ou plutôt, sont responsables les quelques personnalités qui, au sein de la direction du parti, dès la fin 2018, n’ont eu de cesse de se débarrasser de Pierre Maudet au lieu de se tenir en retrait dans l’attente du verdict de la justice et de maintenir ainsi l’unité du parti. Des personnalités qui, se comportant comme des cathéchumènes récitant les règles de la morale, n’ont jamais pris en compte la valeur, le bilan politique et la solidité du Conseiller d’Etat qu’ils voulaient abattre. Pas plus qu’ils n’ont pris la mesure de celui à qui ils avaient affaire.

Les urnes ont révélé ce dimanche les divisions qu’a générées l’attitude de ces personnalités : le PLR a vu en ce dimanche 40 % de son électorat le lâcher.

Souhaitons que la direction de notre parti retienne les leçons de ce résultat et qu’elle se focalisera dès demain sur l’indispensable et urgent rassemblement de ses adhérents, ne serait-ce que pour préparer les échéances de 2023. Les décisions qu’elle prendra au sujet de ses recommandations concernant le deuxième tour de l’élection partielle seront évidemment déterminantes dans ce retour à l’unité.

Pierre Kunz

Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • Ce n'est pas Maudet a mis a mal nos institution.

    C'est le PLR tendance présidentielle, qui n'est ni radicale, ni libérale humaniste, qui l'a fait.

    Il est piquant de relever que ce président, qui aime à calomnier en parlant de corruption alors qu'il n'en n'est nullement question, avait estimé être possible d'être élu juge au Tribunal des assurances en court-circuitant le peuple, élection qui fut annulé par le Tribunal fédéral. Un véritable homme d'appareil incapable d'affronter le verdict des urnes.

    C'est aussi la maîtresse d'école devenue présidente du Conseil d'Etat et le vert aux frêles épaules politiques qui par leurs interventions électoraliste on mis à mal nos institutions.

    C'est le Conseil d'Etat qui a mal agi en mettant de côté un Magistrat élu pour 5 ans, qui a aujourd'hui plus de légitimité que nombre d'entre eux.

    C'est le Procureur général PLR, règlant notoirement des comptes, et élu parce que soutenu par le PLR et soutenu par le PLR pour lui avoir versé sa contribution spéciale de magistrat PLR, qui par des accusations inconsidérées (2 sur 3 à ce jour) a mis à mal nos intitutions.

    Mais passons au futur immédiat.

    Amaudruz, céline, délinquante, condamnée définitivement à 100 jours-amende pour avoir mis en danger les genevois au volant de son véhicule, réélue conseillère nationale, ce qui n'a guère ému le PLR, soutient un candidat UDC ancien de la secte Moon, qui a fait une campagne sur le droit à ignorer la nécessité de préserver la vie humaine, lui aussi. Singulier attelage. Vous voulez le soutenir ?

  • L'entente à voulu jouer les vierges effarouchées en excluant Maudet, il serait temps qu'elle réhabilite le séminariste dans les urnes si elle ne veut pas qu'une communiste entre au couvent.

  • @ Norbert maendly

    Comment expliquer cela à une partie des électeurs genevois qui ont voté pour elle? Il n’est pas bien difficile de deviner qui est l’autre......

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