• Poggia va-t-il être privé d’une partie de son département ?

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    Ainsi donc, si l’on en croit les médias, le personnel hospitalier genevois se dit émotionnellement épuisé, stressé, maltraité. Ces soignants affirment qu’ils sont soumis à des pressions insupportables et qu’ils exercent leur métier dans des conditions insupportables. Ils seraient forcés de travailler parfois 24heures sur 24. Comble de tout en cette période difficile, certains collaborateurs des HUG affirment ne pas être respectées et ils se sentent négligés par leurs supérieurs qui les auraient trompés lorsqu’ils ont signé leur contrat de travail.

    Cela ne vous rappelle rien, amis blogueurs ? Il y a quelques jours les médias n’ont-ils pas rapporté des « horreurs » similaires dans le département de Pierre Maudet ? Le Conseil d’Etat va-t-il dès lors exiger de Mauro Poggia qu’il remette les clés des HUG à un de ses collègues ?

    Pierre Kunz

     

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  • L’islam en France : un demi-siècle de négligence

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    Après un professeur français trois nouvelles personnes ont perdu la vie hier sous le couteau d’un sauvage.

    Malheureusement, dès le premier des deux meurtres, la France est retombée dans la voie sans issue qu’elle suit depuis 50 ans. Celle consistant, après chaque événement tragique du même type, à invoquer la laïcité et la liberté d’expression pour justifier le renforcement et le durcissement des mesures répressives. C’est une voie sans issue car, le passé l’a montré, au lieu de réduire la radicalisation de la minorité d’islamistes portés sur l’action violente, cette répression renforce leur détermination. Cette voie sans issue repose sur deux profonds malentendus.

    Le premier réside dans une interprétation abusive de la laïcité. La loi qui définit cette laïcité, qu’il s’agisse du modèle français ou de celui de Genève, n’amène rien de plus que l’affirmation de la neutralité religieuse du domaine publique et des institutions. Elle garantit la liberté de pensée aux croyants de toutes origines comme aux incroyants, à condition que, dans l’expression de leurs convictions, ils respectent les exigences de la Loi.

    Faire respecter absolument et sans concessions cette loi dans ses principes fondamentaux (supériorité du droit civil et pénal sur les usages religieux, égalité homme-femme, neutralité religieuse des services publics, etc.) ne suffit pas. Cette ambition ne doit pas empêcher l’Etat de faire preuve de modération dans l’application de la législation et des règlements de la République ; à propos par exemple de l’érection de lieux de culte et de moult coutumes cultuelles, vestimentaires ou alimentaires des minorités religieuses. En quoi en effet les lieux de culte et ces coutumes nuiraient-elles au fonctionnement harmonieux de la société ?

    Le second malentendu concerne la liberté d’expression. Celle-ci, contrairement à ce que certains persistent à faire croire, n’est pas absolue. Ceux qui s’y réfèrent devraient accepter de se soumettre aux limites que fixent les règles de la bienséance, de la compréhension et du respect de l’autre. Les médias, qui en France sont évidemment les premiers concernés, ont par exemple appris à traiter avec tact et respect les minorités LGBTQI et raciales. Pourquoi ne s’obligent-ils pas à observer la même modération lorsqu’il s’agit de certaines minorités religieuses ? Pourquoi, en matière scolaire, le corps enseignant ne devrait-il pas s’efforcer de traiter le fait religieux avec la délicatesse et les nuances que requièrent certaines questions sensibles ? Montrer du tact et de la retenue, ce n’est pas de l’auto-censure. C’est essentiellement faire preuve d’intelligence et d’empathie.

    Les références constantes à cette laïcité et cette liberté d’expression lorsqu’il est question de lutter contre le terrorisme islamique sont des trompe-l’œil. Elles masquent l’échec dramatique de la France qui s’est révélée incapable d’accueillir dignement les centaines de milliers d’immigrés qu’elle a incité depuis les années 1960 à s’établir dans l’Hexagone pour faire fonctionner son économie. Elle les a utilisés mais n’a pas su les intégrer et leur donner un avenir. Or, chacun devrait le savoir, la frange des islamistes assassins nourrit son fanatisme et sa colère nihiliste de ce désastre social.

    Contrairement à ce qu’affirment les musulmans extrémistes, la France n’est pas institutionnellement anti-islamique mais elle a trop longtemps été négligente. Si elle veut changer de cap et réellement à contribuer à l’intégration des musulmans du pays, une tâche immense l’attend et pour longtemps. Il n’y qu’une façon de s’y engager : respecter mieux la minorité musulmane parce que, comme nous disons à Genève, « le respect ça change la vie ». Partant de là, autant la plus grande fermeté doit rester la norme avec les terroristes et les salafistes, autant il faudra qu’elle mettre sur pied un dialogue honnête et courageux avec ceux qui représentent la très large majorité des musulmans de France afin de concrétiser les politiques et les moyens qui favoriseront sur le terrain une meilleure participation de ces citoyens à la communauté de destin de la société française.

    Pierre Kunz

     

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  • Les ONG appellent au secours

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    Pas pour leur permettre de mieux aider les déshérités, mais pour prendre mieux soin de leur personnel. Parce que les personnes travaillant pour les œuvres d'entraide ont, paraît-il, elles aussi, besoin de soins.
    Après avoir été confrontées à la précarité, la fragilité et aux récits traumatiques, elles auraient, nous dit-on, à leur tour "besoin d'aide, car la souffrance peut être contagieuse. Une souffrance contagieuse est ce qu'on appelle le traumatisme secondaire. Un traumatisme par procuration qui peut prendre plusieurs formes, comme des cauchemars, des pensées intrusives et, très souvent, de la fatigue".
    Cette information provoque deux questions :
    1. La sélection des personnes occupées par ces ONG est-elle faite de manière sérieuse, conforme aux exigences du terrain ? Tout laisse penser, au vu des "traumatismes "que leurs collaborateurs semblent endurer, que tel n'est pas le cas et que ces institutions devraient commencer par revoir la gestion de leurs ressources humaines.
    2. En réalité, l'objectif masqué poursuivi par les ONG n'est-il pas, tout simplement, d'améliorer leur financement par des fonds publics ?
     
    Pierre Kunz
     
     
     
     
     
     

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  • Gestes barrières ; les sceptiques sont-ils anarchistes ou fous ?

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    Gestes barrières ; les sceptiques sont-ils anarchistes ou fous ?

    Sur les réseaux sociaux on se dispute à l’envi à propos de ce qu’il est convenu d’appeler les gestes barrière. Certains en sont encore à prétendre que le port du masque ne serait pas utile dans la prévention d’un nouveau développement de la pandémie et que, eux, savent très bien comment vivre librement dans le contexte pandémique que nous connaissons.

    A Genève, ils se vantent de ne pas respecter « par principe » et en vertu d’une méfiance à l’égard des autorités ce qui est attendu d’eux. C’est une attitude infantile dont ces discoureurs ne comprennent même pas que c’est précisément leur clique qui force les autorités à accroître les contraintes qui pèsent sur notre liberté de mouvement et de réunion. Le sommet de l’imbécilité étant atteint quand d’aucuns clament que « le Conseil d’Etat s’en prend sans base légale à nos droits fondamentaux et à la démocratie » et prétendent ne rien changer à leurs habitudes téméraires.

    Ces individus sont prétentieux et de surcroît incultes. N’ayant aucune connaissance du passé ils ne peuvent savoir qu’en cette mi-octobre 2020, nous en sommes réduits à utiliser les mêmes moyens que ceux de nos ancêtres ayant subi la grippe dite « espagnole », celle qui ravagea l’humanité entre 1918 et 1919. Comme eux en effet, même si la médecine sait mieux soigner qu’il y a un siècle et six mois, nous ne disposons actuellement que de trois moyens efficaces de limiter les dégâts : se laver les mains souvent, respecter les distances entre nous et porter un masque. Ce sont ni plus ni moins ceux dont disposaient les autorités sanitaires à l’époque.  

    En l’absence d’un hypothétique vaccin, qui de toutes façons ne sera pas disponibles en suffisance pendant probablement des années, refuser d’adopter ce comportement responsable est la marque d’une stupidité intellectuelle crasse et d’un égoïsme socialement stupéfiant.

    Pierre Kunz

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  • De Gaulle était-il antisémite ?

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    Aux yeux des admirateurs de Charles de Gaulle, un blogueur de la TdG a commis récemment l’irréparable. Il a accusé le grand homme d’avoir « lancé officiellement la première salve antisémite d’après-guerre ». Dans quel contexte ? Celui du triomphe en 1967 des Israéliens lors de la fameuse Guerre des six jours », quand De Gaulle a vu dans cette victoire celle « des Juifs, un peuple sûr de lui et dominateur ».

    Ce mauvais blogueur manque singulièrement de bonne foi et de mesure.

    Qui, à part lui, a jamais découvert dans toute l’œuvre littéraire et l’action de De Gaulle une seule expression antisémite ?

    Qui, à par lui, refuse de saisir que De Gaulle, une fois de plus prophétique, avait alors dessiné en termes politiques et géostratégiques, en une formule cinglante, ce qui allait se passer au Moyen-Orient ? A savoir que Israël n’avait à l’époque, profitant des circonstances, réalisé que la première étape de son expansion territoriale au détriment des Palestiniens ?

    Qui, à part lui, ose exprimer aussi cyniquement dans son texte l’amalgame auquel recourent si fréquemment les défenseurs de l’Etat d’Israël, lorsqu’ils sont en peine de justifier la politique d’annexions du pays, amalgame consistant à accuser tous leurs opposants d’antisémitisme ?

    Enfin, qui, à part lui, prétend nier que Israël n’est pas un Etat juif au sens religieux et social du terme ?

    Pierre Kunz

     

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