Les écologistes punitifs passent à l’offensive

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Les écologistes punitifs passent à l’offensive

Serait-ce suite à l’avancée politique massive des Verts partout en Europe ? Toujours est-il que les intellectuels rattachés, pas officiellement bien sûr, à ce parti politique commencent à envahir les pages des médias. Lundi par exemple la TdG publiait l’interview d’un chercheur de l’EPFZ, Lorenz Keysser, dont le message est : « la transition écologique est impossible si elle compte seulement sur l’innovation technologique ». En conséquence il invite les nations « à rétrécir autoritairement l’échelle de la production et de la consommation ». Des propos qui nous enjoignent d’accepter la réduction imposée « d’en-haut » de nos niveaux de vie, seule voie de salut selon eux.

Dans l’article en question, la vision pessimiste et orientée de Keyser ne fait pas seulement abstraction de toute la littérature scientifique disponible (*). Celle-ci montre qu’au contraire, pour autant que les gouvernements prennent les décisions d’investissements et de fiscalité requises, l’humanité dispose d’ores et déjà des outils pour faire face aux défis d’ici 2050 du réchauffement climatique sans que nous devions nous astreindre à la « sobriété énergétique » dont les Verts font la promotion.

Au surplus, Keysser, visant à solidifier ses projets, n’hésite pas à recourirt à la démagogie. C’est ainsi que reprenant ce qui est déjà devenu une antienne, il « enjolive » sa thèse en insistant sur « l’impact écologique désastreux des 10 % les plus riches qui, dit-il, sont responsables de 43 % de l’empreinte écologique totale, contre 3 à 5 % pour les plus pauvres ». Ces chiffres ne résistent évidemment pas à l’objectivité. Ils sont mentionnés d’ailleurs sans autre référence que celle … de Bill Gates qui prend l’avion plus souvent que le commun des mortels. Alors que ces mortels communs sont des millions à voler et qu’il n’y a qu’un Bill Gates.

Nous les mortels communs, commençons à comprendre que nous devons revoir nos comportements et notre consommation. Et nous le ferons d’autant plus vite et mieux si nous y sommes incités par les mesures correctives raisonnables et compréhensibles qui devront être prises par les gouvernements du monde. Mais il s’agira alors de mesures qui n’ont rien à voir avec celles découlant du pessimisme et des ambitions autoritaires des Verts qui ne voient pas d’issue autre que les drastiques quotas de consommation pour les humains et leur répartition dirigée « d’en haut » entre ces derniers.

Le programme publié récemment à Genève par l’Association Noé21 (**), sorte de think tank des écolos du canton, est très représentatif de la manière dont les Verts entendent « régir » nos vies. L’ordre de leurs priorités en matière énergétique est révélateur : 1. Sobriété 2. Efficacité 3. Renouvelables. Quasiment l’inverse d’un programme libéral et humaniste.

Pierre Kunz

(*) Drawdown, comment inverser le cours du réchauffement climatique

(**) Noé21, Urgence climatique : Diminuer de 60 % les émissions de C02 à Genève d’ci à 2030,      

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