T’as plus de sous ? Demande à papa !

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C’est manifestement le conseil que certains ont retenu de leur enfance.

Notre conseiller d’Etat Mauro Poggia par exemple qui, confronté simultanément aux coûts des HUG enflés par la crise du Covid-19 et à la dette abyssale de nos finances publiques cantonales, demande naïvement l’aumône aux caisses maladie. Pas de raison que, selon lui, celles-ci ne puisent pas dans leurs réserves pour aider Genève. Sauf que ces réserves ne sont destinées qu’à éviter autant que se peut une hausse excessive des primes. Les caisses maladie ne sont pas autorisées par la loi qui les régit à les affecter à la couverture des déficits hospitaliers nés de la pandémie.

Autre exemple, celui des Verts qui, pour financer les dépenses de toutes sortes qu’ils prévoient « pour entrer dans un nouveau monde », exigent de la BNS qu’elle distribue à cette fin quelques milliards. Pas de raison selon eux que notre institut d’émission ne soit pas mis à contribution. Sauf que rien dans la loi qui organise sa mission ne l’autorise, à l'exception de la distribution partielle de ses bénéfices aux cantons et à la Confédération, à distraire ces mililards des réserves qu’il a constituées pour soutenir le franc suisse et veiller à la stabilité du coût de la vie.

Peut-être que ces acteurs, aux poches vidées par leur imprévoyance ou insuffisamment remplies pour financer leurs projets démagogiques, croient encore à la fable de François Hollande : « Ça vient de l’Etat, ça ne coûte rien ». Dès lors, pas de raisons de ne pas l’appliquer la fable aux caisses maladie et à la BNS.

Pierre Kunz

Lien permanent 7 commentaires

Commentaires

  • Depuis quand nos assureurs utilisent-ils leurs réserves pour éviter des hausses de primes? Avez-vous un exemple à nous donner? Merci d’avance et bonne journée. Je ne demande pas l’aumône. L’agent des réserve appartient aux assurés et c’est en cas de coup dur qu’il doit leur revenir.

  • Monsieur le Conseiller d'Etat,
    Vous avez siégé au Conseil national et vous êtes à l'époque déjà beaucoup préoccupé de la Lamal. Vous devriez reconnaître, même si pour des motifs probablement électoralistes vous affirmez le contraire, que votre demande à l'égard des caisses maladie n'a aucun fondement juridique. Les réserves appartiennent aux caisses maladie et sont destinées, si nécessaire, à rembourser, des prestations sanitaires inattendues ou attendues aux assurés. C'est d'ailleurs probablement en puisant dans leurs réserves que les assurances maladie vont faire face aux coûts des traitements engendrés par le Covid-19 sans avoir à augmenter les primes des assurés l'an prochain.
    Mais ces réserves ne peuvent pas servir à absorber des coûts de fonctionnement ou des manques à gagner, fusent-ils exceptionnels, des hôpitaux. C'est à l'Etat de Genève ou à la Confédération que vous devriez vous adresser.
    Bonne journée à vous.

  • Si le « papa « vit du travail de ses enfants.... c’est la moindre des choses non!? Sans les cotisations des adhérents, les caisses maladie n’existeraient. Et sans le contribuable l’État n’existerait pas! Mais le malheur c’est que cet argent va en propriété dans la poche des dirigeants.....

  • 1. N'y-a t'il pas des victimes d'absence de matériel et d'autres manquements imputables au canton ? La responsabilité de fournir les soins pris en charge par l'AOS, tout comme celle des précautions sanitaires, est celle du canton, même en cas de crise.

    Rappelons que si l'hôpital n'a pas (à ce jour et à la connaissance du public) sombré dans une grave pénurie de matériel, cela est dû à l'intervention de la Chambre de commerce et non pas à celle de la bureaucratie étatique.

    C'est dire que les assuré sociaux, qui ont été victimes des carences de l'Etat, ont des créances à faire valoir contre l'Etat. Les assurances maladie étant subrogées aux droits de l'assuré dans la mesure où elles ont pris en charge tout ou partie des dommages résultant des carences de l'Etat, elles sont créancières de l'Etat.

    C'est donc bien Genève qui doit, cas échéant, indemniser les caisses maladies et, par là et économiquement, leurs assurés, pas le contraire.

    Quant au coups durs, il s'agit des coups durs infligés aux finance d'une caisse, pas à celle des collectivités publiques, même celles, qui tel le canton de genève, sont couvertes de dettes ensuite d'une gestion généreuse (je suis poli aujourd'hui) avec l'argent du contribuable.
    Si les organes d'une caisse donnaient suite à la demande de M. le Conseiller Poggia ils commettraient une infraction pénale. Peut-être faut-il éviter de tenter de les les y instiguer.

    Et puis, une fois l'Etat condamné, il se retournera -afin de bien gérer les deniers publics- contre ceux de ses magistrats et fonctionnaires coupables.


    2. Quant à l'idée de faire imprimer de la monnaie suisse en vendant des devises étrangères, elle est saugrenue.
    Saugrenue puisque cela reviendrait à augmenter les pressions sur le franc suisse puisque nécessitant le rachat de franc suisse.
    Saugrenue puisque cela serait un puissant facteur inflationiste. Tout important déséquilibre global entre la production et la consommation en défaveur de la production est hyper-inflationniste. Il n'est pas possible de garantir globalement et durablement 100 % du revenu des ménages si la production s'effondre !
    Saugrenue parce que la BNS va perdre beaucoup d'argent au vu des processus hyperinflationistes en cours en europe et aux USA.
    La redistribution doit donc se faire par l'impôt et non pas la planche à billet. Il est vrai que cela est mission impossible pour un état déjà hyper-redistributeur comme l'est celui de Genève. Il va donc falloir arrêter de redistribuer à tout crin et instaurer un ordre de priorité, notamment par stricte application du droit fédéral, y compris de l'ALCP. Une application stricte est suffisante. Cette application dépend en première ligne du Conseiller Poggia qui a en charge le Contrôle de la population, le Service de l'assurance maladie et la police et n'est nullement en obligation de suivre de simples recommandations fédérales contraires.


    3. Faute de quoi la marmite va exploser en suite d'un confinement fort mal géré s'agissant de la production et tardif à raison des atermoiments des cantons, notamment de celle du canton de Genève dont, par exemple, le médecin cantonal, dont c'était alors la compétence, n'avait pas pris la décision d'interdire le salon de l'auto, se plaignant de quasi-menace à ce sujet, avant que le Conseil fédéral n'intervienne. Au demeurant plutôt que de tenir des grandes conférences à l'université, il aurait mieux fait d'interdire les cours en présentiel, véritables chaudron pour coronavirus prêts à aggresser les vulnérables de la cité.
    Les résultats de l'intervention "STOP grand rassemblement" ont fait chuter, en Suisse comme à l'étranger, le taux de circulation du virus.

  • "Faute de quoi la marmite va exploser" dit CEDH.

    J'abonde, Suissesse sans autre nationalité, à l'encontre de Poggia, qui retourne sa veste ici encore une fois.

    "L’agent (Poggia parle d'argent) des réserve appartient aux assurés et c’est en cas de coup dur qu’il doit leur revenir." dit Poggia. Qui se fiche du résultat.

    Cette phrase de Poggia - seul en lice - est l'une de ses manipulations politiques en droite-ligne de celles des Longchamp, Calmy-Rey, Pagani, Cramer & leurs administrations gestionnaires de l'ultra-libéralisme des années 2000-2010,
    qui ont coulé le Canton de Genève.

    Moi comme mes ancêtres avons bossé dur afin de permettre l'équilibre budgétaire de notre pays.

    Qui a fait l'attrait de nos zélus dont Poggia (La Liga, parti politique du pays dont il est originaire, nationalité qu'il a renié un jour, ne l'a pas voulu).

    - A mon époque, aucune aide, Hospice ou autre, sauf à faire payer la famille sous caution. On bossait non stop. On payait nos études, nos primes d'assmal privées. J'ai payé cash la naissance de mon fils, Pas de crèche. Pas de logement d'1 pièce sous 1100 Chf, pas d'HBM à se faire octroyer et subventionner, pas de smartphone dernier cri ni ancien à se faire payer, pas d'argent de poche, pas d'écran plat, pas de micro ondes, pas de coiffeur, pas de quoi s'acheter de la viande ou des légume frais, pas de vacances "au pays" à se faire payer par les contribuables, pas de retraite sur nos jobs d'étudiant non déclarés.

    Alors qu'aujourd'hui Genève doit payer,
    -à la louche: un max de subsides pour loger et entretenir familles et regroupements familiaux, donner l'argent de poche aux mioches, et financer les vacances de milliers de "réfugiés", à faire payer par les contribuables,

    qui rongent leur frein en violences contenues via toutes assoces aux membres à l'écoute "bienveillante",

    en attente du déconfinement, pour faire leur vacances dans un a--r annuel, aux frais des contribuables genevois, au Cameroun, Soudan, Érythrée, Somalie, Algérie, Maroc, Irak, Liban, Gambie, Guinée, Nigeria, etc etc.





    Il n'y avait pas de voyages au pays offerts aux réfugiés sur les deniers des contribuables. Il n'y avait pas de Lamal gratuite, nos frais d'accouchement étaient à nos frais. Il n'y avait pas d'Erasmus, nous avons payé nos frais d'études en pays étrangers.

  • suite.

    Aujourd'hui, alors que nous devons faire face, comme tous pays, à une récession et pertes d'emplois, d'ampleur sans précédent (prévisible qui plus est),

    nos fonctionnaires bobo-gôchistes dont la majorité n'a pas grand lien helvète, exigent le versement de toutes assurances & subsides - AVS & tutti frutti, pour tout clandé prouvant qu'il réside dans le canton - L'auberge est pleine.

  • Remarquablement, limpidement exprimé. Un talent qui fait trop souvent défaut dans le journalisme. Merci Madame CEDH, pour votre temps et votre attention.

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