Sans le nucléaire la transition énergétique court à l’échec (29/08/2021)

On sait aujourd’hui que le plan de transition énergétique adopté par le peuple suisse en 2017, tel qu’il a été ficelé, ne permettra pas à la Suisse d’atteindra le zéro carbone en 2050. Le Conseil fédéral l’a reconnu implicitement, lui qui envisage de soutenir la mise en service, « pour une période de transition », de cinq centrales à gaz.

Cette nouvelle ne fait que confirmer le scepticisme affiché par les spécialistes, dès l’élaboration de la loi, sur les hypothèses retenues à l’appui du projet. Ils retiennent principalement que :

Au vu des enjeux climatiques et de notre dépendance énergétique grandissante à l’égard de l’étranger, la question se pose donc non plus seulement de faire durer les quatre centrales nucléaires encore en fonction mais d’en construire une nouvelle.

La simple évocation en Suisse d’une telle réflexion fait évidemment bondir les intégristes antinucléaires qui se gardent de relever que dans le monde près de 200 centrales nucléaires sont en fonction et plus d’une centaine en construction. Au contraire, ils reprennent leur discours sans nuances :

Les réalités, en Suisse aussi, sont têtues. Elles démontrent qu’il n’est pas possible d’envisager un avenir où l’on décarbonerait nos réseaux électriques à un coût abordable, avec la sécurité d’approvisionnement requise, sans utiliser davantage l’énergie nucléaire qui, elle, ne dégage pas de gaz à effet de serre.

Pierre Kunz

 

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