Vaccin, vous parlez d’éthique ? (17/04/2021)

Les amoureux de l'éthique et tous ceux qui se réfèrent à ses préceptes moraux nous expliquent qu’il y aurait « discrimination et sources d’inégalités » à restreindre l’accès des non vaccinés à certaines activités et à certains locaux. Ont-ils oublié que résider en Suisse c’est partager un projet sociétal commun, c’est organiser la vie sociale autour de ce projet dans l’intérêt de tous si possible, de la majorité si cela ne l’est pas ?

Depuis plus d’une année, nous avons tous dû restreindre notre liberté d’action, et amputer nos conditions de travail, cela au nom de la lute contre la pandémie. Nous avons tous attendu avec plus ou moins de patience, parfois dans une grande souffrance psychologique et une terrible angoisse financière, le vaccin qui rapidement est apparu comme la seule solution efficace au désastre sanitaire, social et économique. Et au moment où il est là, où chacun peut s’apprêter à recevoir ses deux doses vaccinales, certains prétendent ne pas être disposés à se soumettre à cette injection bégnine mais pourtant de salut public !

Nous sommes d’accord, pas d’obligation de se faire vacciner. Après tout, si les réfractaires persistent dans cette attitude égoïste et d’enfantine, s’ils sont prêts à attraper le Covid, grand bien leur fasse. Mais la raison commande alors qu’au nom de l’intérêt de la majorité, de la reprise notamment des activités économiques, ils acceptent de se voir fermer certaines portent ouvertes aux vaccinés, là où l’on exige ou exigera la présentation d’un certificat vaccinal.

C’est à ce propos qu’interviennent (cf. TdG du 16 ct) la vice-présidente de la task-force, et un infectiologue. Pour nous expliquer, l’une que « octroyer des privilèges aux vaccinés pourrait créer une forme d’obligation vaccinale détournée », l’autre que « le fait d’exclure des gens qui ne veulent pas se faire vacciner soulève des questions éthiques ».

Franchement dit, ces « penseurs », théoriciens des droits de l’homme, focalisés sur les libertés individuelles mais oublieux de l’intérêt général, vivent dans une bulle intellectuelle. Ils paraissent totalement coupés des  exigences de la vie en communauté.

Heureusement, ce ne sont pas eux qui décident.

Pierre Kunz

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