"Mars contre-attaque" fait réagir (03/04/2021)

C’est sous ce titre qu’une lectrice de la TdG critique diverses initiatives récentes du département de Mme Anne Emery-Torracinta. On peut la rejoindre dans sa dénonciation du manque de planification du DIP et de la décision autoritaire de ce dernier d’alléger le champ des épreuves de fin d’années, examens de maturité compris. Une décision qui évidemment discrédite le sérieux de la formation.

Mais on aime moins, chez cette lectrice, sa démolition du programme « Mars contre-attaque », culturel et ludique, proposé par le DIP aux élèves « à la dernière minute et sans concertation ». Selon la lectrice, les enseignants n’auraient pas eu le temps et les moyens de le mettre en œuvre.

Mais si l’on y regarde de près, on s’aperçoit que l’inaction et le manque d’intérêt du corps enseignant pour cette opération ne sont pas dus au DIP. Si très peu d’enseignants ont entrepris de participer à « Mars contre-attaque » c’est avant tout à cause de leur manque d’enthousiasme et d’envie.

Pourquoi ce manque d’engagement ? Principalement parce que le corps enseignant genevois, depuis des décennies, s’est encrouté. A cause d’abord de la pesanteur et de la lenteur paralysantes et démobilisatrices de la hiérarchie du DIP. A cause ensuite de son corporatisme croissant.

« Mars contre-attaque » était une initiative intéressante. On connaît plusieurs enseignants qui, pour le bien de leurs élèves, ont entrepris de mettre en œuvre ce programme, refusant d’invoquer l’intendance et les carences du DIP pour se réfugier dans l’inaction. Il convient de saluer leur sérieux et leur capacité à de penser à l’intérêt de leurs élèves plutôt qu’à leur confort personnel.  

Pierre Kunz

 

10:16 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook