Climat ; les discours pompeux des intellectuels

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Les intellectuels français sont probablement les champions du monde des discours abscons, sans portée pratique, qui alignent les poncifs et les mots compliqués comme s’ils parlaient à des ordinateurs. Le dernier exemple de ces personnages, cité dans Le Temps mercredi dernier, est Bernard Stiegler, sociologue, qui entend interpeller la Genève internationale et l’ONU pour repenser la lutte contre le climat.

Pour justifier la création de son Institut de recherche et d’innovation de Paris, un collectif scientifique transdisciplinaire, et pour présenter ce qu’il entend en faire afin de lutter contre le réchauffement climatique, voici les propos qu’il tient.

« Face au manque de volonté politique ou à l’apathie ambiante, aux symptômes de la profonde désorientation face aux défis que pose l’ère de l’anthropocène, il faut rechercher un nouveau processus d’expérimentation. L’idée est de trouver de nouvelles solutions démocratiques ancrées dans la réalité du territoire officiant chacun comme des laboratoires ».

Et il poursuit en exigeant que « les modèles de société et de l’économie soient repensés et que soient échafaudées de nouvelles méthodes de travail qui prennent en compte les questions biologiques, économiques, sociales, politiques et technologiques. Face à la dictature des algorithmes, il faut restaurer le savoir humain ».

Nous voilà bien avancés ! Comme disait Sieyès, à tant vouloir être profond on en devient creux.

Pierre Kunz

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Commentaires

  • Vous avez entièrement raison! Les propos sont creux comme le cerveau du bonhomme. Des études, prévoyant un réchauffement climatique avaient été réalisées dans les années 1980/ 1990 rapportées par science et vie ou science et avenir sur les investissements à réaliser pour se défaire des énergies fossiles, pétrole, uranium et autres. La conclusion pour le retour sur investissement demandait du temps 3 à 4 générations.

    L'avantage portait également sur la recherche et développement sur les techniques comme par exemple l'hydrogène, l'éolien, l’hydrolien, panneaux solaires, isolations etc. Les lobbies les industries chimiques, les constructeurs de véhicules bref les adeptes du fossile ont tout fait pour stopper les bonnes volontés avec la participation des élus de tous bords dont la gôôôche.

    Ford avait sur ce sujet inventé une voiture électrique dans les années 1980 nommée V5 si mes souvenirs sont exacts, son autonomie était aux alentours de 4 à 500 kms.

    Avec d'autres nous avions étudié et apporté des réponses sur la fin du salariat de masse et ce dès 1983 ! J'ai gardé précieusement les réponse de Giscard et Chirac ça vaut son pesant d'or. Nuls de chez nul...

    Le problème climatique est très grave, nous l'évoquons pour certains depuis les années 1985/ 1990, c'est dire que le passif sera lourd à gérer. De mon humble point de vue il est trop tard pour revenir en arrière. La situation en Australie est ce qui nous pend au bout du nez. Les rivières dépendantes directement des glaciers s'évaporeront comme neige au soleil. Des lacs ont disparus ou sont en voie de disparition, le constat est alarmant.

    Celles et ceux en particulier les politiciens énarques ou non qui veulent croire au dieu zinzin dans un parcours spirituel sans fin, sans fond ni fondements auront des comptes à rendre. En effet, la fonte des glaciers, de l’Antarctique et d'autres contrées n'est pas un mirage mais une réalité.

    Prier n'a jamais servi, c'est comme la méthode Couet.

    Il faut agir vite, ne pas faire comme le soumis de la reine d'Angleterre en Australie, car la situation est grave.

    merci de votre attention.

  • "Nous voilà bien avancés ! Comme disait Sieyès, à tant vouloir être profond on en devient creux."

    MDR MDR une profondeur dans laquelle je n'ai pu plonger au risque de me noyer :)))))))

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