Inégalités salariales, vraiment ?

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Dans le journal de la TSR du 29 mai Mme Linda Bourget, cheffe de la rubrique politique suisse, a affirmé que, « à travail égal et à compétences égales les femmes suisses reçoivent Fr. 650.- de moins que les hommes ».

Des propos du même type circulent sont relayés à plein volume par les promotrices de la grève des femmes du 14 juin prochain. A tel point que le citoyen lambda finit par croire qu’ils représentent la vérité.

Or ils sont faux. Il n’est ni légal ni possible que les entreprises helvétiques discriminent les femmes. Comment les grandes entreprises du pays, les fonctions publiques et les PME, soumises à des conventions collectives, pourraient-elles sous-payer les femmes lorsqu’elles font le même travail que les hommes avec les mêmes compétences, au vu et au su du monde syndical ?

Il vrai certes qu’en moyenne les femmes gagnent moins que les hommes. Mais cette situation est due au fait que, en raison de divers facteurs, elles occupent en moins grand nombre que leur confrères les fonctions les mieux rémunérée de l’économie et des administrations publiques. L’Université de Genève a d’ailleurs il y a peu publié une étude qui le démontre.

Les propos tenus par Mme Linda Bourget sur les ondes de la TSR, qui se prétend « dédiée à l’information objective du public », témoignent donc soit d’une méconnaissance impardonnable du dossier soit d’une partialité condamnable.

Pierre Kunz

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Commentaires

  • Un grand BRAVO! Il faudrait porter plainte et les obliger à faire leur mea culpa en direct. Mais ce n'est qu'une goutte d'eau parmi toutes les informations mensongères ou biaisées que diffuse cette chaîne de propagande pour laquelle on est obligé de payer une taxe,

  • Je penche pour la partialité. Elle ni les autres ne peuvent ignorer ces dossiers, ces études. Elles ne peuvent pas ignorer que le service public, par exemple, procède par classes de salaires indépendamment du sexe (or on trouverait des discriminations dans la fonction publique).

    Partialité, et rumination d'une posture victimaire qui rapporte.

    Sexisme qui ne dit pas son nom...

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