19/02/2013

Les Verts et leurs incohérences ; sourions mais ...

Les discours des ONG et des politiciens Verts font décidément sourire, tant ils révèlent leurs contradictions, leur pensée en zigzags et leur opportunisme. Il faut rire, en effet, des incohérences grandissante qui jalonnent, semaine après semaine, les propos que tiennent dans le plus grand désordre ces donneurs de leçons environnementales, qu’il soit question de biodiversité, de génie génétique ou d’énergie.

La biodiversité  Les écologistes s’élèvent notamment de façon récurrente contre les atteintes portées selon eux par l’Homme à l’équilibre des écosystèmes. Se fondant sur leur conception romantique de la nature, ils exigent une protection absolue des espèces peuplant la planète. Par exemple l’Union internationale pour la conservation de la nature publie à ce titre régulièrement des listes d’espèces en danger, sans égard pour leur degré d’importance dans le fonctionnement des écosystèmes, ni pour les services qu’elles rendent aux humains ou les inconvénients qu’elles représentent pour ces derniers. De leur côté, se fondant sur l’a priori que « ce qui est naturel est le meilleur », les écologistes demandent la réintroduction en Suisse d’espèces comme le loup et l’ours dont les hommes se sont débarrassés parce qu’elles étaient incompatibles avec leur mode de vie, sans que pour autant la diversité biologique se soit trouvée atteinte significativement dans son équilibre.

A l’inverse, découvrant que le chat mangent plus d’oiseaux et de petits mammifères qu’estimé jusque là, ils se mettent en tête  d’instituer « une biodiversité moins violente » et de réduire les populations de chats, feignant d’oublier que le gonflement de leur nombre résulte directement du processus d’adaptation et de sélection naturelle des espèces décrit par Darwin.

Le génie génétique  Le génie génétique fait partie des cibles visées par écologistes. Ces défenseurs radicaux de la nature s’opposent farouchement à toute expérience pratique, voire à la recherche fondamentale dans le domaine. Ils justifient leur combat en présentant ces technologies, en dehors de toutes considérations scientifiques, comme le creuset des pires malheurs pour l’humanité. Témoignages le plus récent de cet obscurantisme, leurs dernières déclarations outragées au sujet de la fin programmée par le Conseil fédéral du moratoire agricole sur les OGM.

Ici aussi, les Verts présentent une aptitude remarquable à changer de jauge suivant les circonstances. Par exemple lorsqu’ils s’abstiennent de stigmatiser l’interventionnisme de quelques chercheurs écologistes hollandais qui ont entrepris, en recourant aux opportunités du génie génétique et aux techniques de sélection classiques, de faire renaître l’auroch, cet animal disparu de la planète depuis plus de 400 ans parce qu’il n’était plus adapté à son environnement.

En la matière, le fameux « principe de précaution », pourtant élevé en vérité quasiment biblique par les écologistes, fait parfois l’objet d’une curieux mutisme. Comment expliquer, sinon par les « nécessités » électorales et politiques, que les anti-OGM se soient par exemple murés dans le silence quand les médias ont rapporté les progrès stupéfiants réalisés par une équipe américaine de chercheurs biologistes et cancérologues, progrès consistant à modifier génétiquement un virus afin d’en faire un allié dans la lutte contre certaines formes de cancer ? Politiquement il semble plus facile et plus payant d’afficher son intransigeance dans le domaine agricole par exemple.

L’énergie  S’agissant du secteur de l’énergie, nul besoin de s’étendre longuement sur l’incohérence de la lutte des Verts pour une sortie immédiate du nucléaire, lutte menée depuis Fukushima au détriment et dans l’oubli de leur cheval de bataille d’hier, à savoir la mise hors-la-loi des énergies fossiles. Comme si les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique pouvaient attendre et s’accommoder d’un recours renforcé aux énergies fossiles, le gaz en particulier.

Sourions soit ! Et prenons pour ce qu’ils sont les slogans démagogiques affichés par les Cassandre issus de ces milieux, leur dramaturgie bon marché et leurs déclarations fracassantes selon lesquelles les plus sombres prévisions s’imposent quant à l’avenir de l’humanité.

Il n’empêche, ces gesticulations et ces discours, dont Jacques Blondel (*) dirait qu’ils ressortissent d’un écologisme de pacotille et non pas de l’écologie scientifique, sont nuisibles parce qu’ils détournent l’attention du public des véritables enjeux environnementaux. Jacques Blondel qui, dans le magistral ouvrage qu’il a publié il y a peu, constatant les dégâts découlant de la récupération de l’écologie par la politique, rappelle que « la société ne peut saisir les enjeux de la recherche relative à la biodiversité que si le chercheur les lui explique clairement ». Sous entendu, il vaudrait mieux que certains milieux cessent de mettre la nature et l’environnement au service prioritaire d’ambitions électorales ou financières et que, dans nos démocraties, l’on donne davantage la parole au monde scientifique.

Pierre Kunz

(*) Jaques Blondel, L’Archipel de la vie, éditions Buchet-Chastel, 2012

07:31 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

Cher Pierre,

que de raccourcis facile et même faux sont utilisés dans ce papier! En quoi les chats domestiques, massivement installés dans nos régions par l'homme, relève-t-il du darwinisme?

Ton appel à laisser libre parole aux scientifiques est bon. Encore faudrait-il que ces scientifiques soient écoutés, comme ceux du GIEC...

Le principe de précaution te donne des boutons. Soit. Je te signale au passage que le livre que tu cites dénonce, comme cause de la 6e extinction de l'histoire de la planète, l'Homme. Reste à savoir si tu penses que c'est inéluctable ou si il est possible de changer les choses. C'est sans doute sur ce point que ton esprit diffère fondamentalement des Verts.

Écrit par : olivier | 19/02/2013

@Monsieur Kunz ,Quel magnifique texte auquel beaucoup adhéreront sans nul doute.En effet en rire mais en craignant le pire pour ceux de demain.Ceux nommés à juste titre ,les Khmers Verts se font plus de mal que de bien et auront des lendemains désenchanteurs malgré leurs rêves de Peter Pan et Tanguy la Verdure.
On a connu l'ignomie de la seconde guerre mais celle du vécu actuelle est encore pire.Ou comment dégouter les gens de rire en fumant une clope et partageant leurs souvenirs.On ne peut construire un monde intelligent en réduisant à néant l'optimisme de ceux qui ont fait ou participé à l'économie de notre pays et ce très souvent dès leurs classes primaires en soulageant les plus âgés par de petits travaux afin de les remercier de leur montrer la marche à suivre d'un futur qui se répètera malgré toutes les inventions sans queue ni tête qui nous sont proposées par toutes ces mouvance sectaires et reprises en choeur par des mouvances religieuses
Alors quand on entend des anciens de la Mob avouer ,on cherche à nous clore le bec,il y a de quoi être effaré à cette idiotie Verte qui en sont temps auraient permi aux psychiatres de grandes renommées de parfaire leurs études après les avoir enfermés dans les pavillons pour* idiots*
Oui donnons raison aux scientifiques mais ne dépendant pas du Giec ,car eux malheureusement sont trop souvent muselés
Quand au mot durable ,on peut se consoler en considérant les objets recyclés qui finissent en décharge ,sous forme de pièces démontées on veut bien mais qui seront tout de même à éliminer beaucoup plus vite que la pauvreté qui avec ce régime anti-pollution anti gaspi provoquera davantage de chomage avec la pauvreté en plus.Mais sans doute est-ce le résultat escompté des Khmers Verts ou écoterroristes trompant l'ennemi en se cachant derrière le masque de écologie qui elle existait déjà avant leur arrivée et qui savait utiliser les animaux pour le rendement et non l'humain transformé en animal à rentabiliser en lui faisant prendre des vessies pour lanternes
Très bonne journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 19/02/2013

@ Olivier
On ne saurait nier que le chat a su tirer le meilleur parti de sa cohabitation avec les humains, cela certainement au détriment d'autres espèces moins habiles ou moins adaptées à cette cohabitation. C'est en cela que sa multiplication s'inscrit dans les théories darwinistes. Ce n'est pas parce que l'espèce humaine est la plus puissante qu'on est autorisé à conclure qu'elle ne fait pas partie de l'écosystème au sens le plus général du terme et qu'à ce titre on devrait rejeter par principe toute influence de sa part sur les espèces qui le peuplent.
D'accord bien sûr d'écouter les scientifiques du GIEC lorsqu'ils ne manipulent pas les conclusions de leurs recherches sous l'influence de considérations politiques et à condition qu'on n'ostracise pas les scientifiques qui s'expriment dans un sens différent.
Quant au principe de précaution, je ne vois pas comment il est défendable sans nuances lorsqu'il est question de conservation de la biodiversité. L'Homme, s'il entend continuer à agir sur son environnement pour son bien, sera bel et bien forcé de faire un choix quant aux espèces qu'il faut protéger. Il est en effet évident que certaines d'entre elles ne sont pas indispensable au bon fonctionnement de l'écosystème qui sert l'humanité. Elles peuvent disparaître sans dommage, comme ont déjà disparu des millions d'espèces, comme a disparu l'auroch et, chez nous, comme ont disparu le loup et l'ours. C'est donc le réalisme, bien plus que le principe de précaution, qui doit ici s'imposer, comme quand il est question de génie génétique et de ressources énergétiques.

Écrit par : Pierre Kunz | 19/02/2013

Mon logis a été envahi de très sympathiques et très nombreuses petites souris (je pense que ce sont des campagnoles). J'ai dû employer les grands moyens pour m'en débarasser car ils détruisaient mon jardin et mes réserves de nourriture. Je n'ai qu'un seul chat, vieux de surcroit (15 ans). Et bien, il a fait un sacré boulot en en tuant sadiquement plusieurs. Merci mon chat, tant pis pour les souris.

Écrit par : la menoge | 20/02/2013

@la menoge ,excellent j'espère qu'il ne vous pas pas prouvé son sadisme en laissant la tête d'une de ses victimes juste à coté de votre lit comme ce fut par la mienne . A quand la tête d'un Vert déposé au pied de la Tour Effel? rire On peut même rassurer ces derniers les chats mangeant des campagnoles se portent comme un charme.Il est bon de le préciser avant qu'un illuminé ne sorte une sottise du genre,attention les souris sont peut-être contaminées!
Les souris Vertes sans aucun doute!

Écrit par : lovsmeralda | 20/02/2013

Cher Monsieur,

Il n'y a pas que les écologistes qui récupèrent les sciences de base à leur profit. Il en est de même des autres partis politiques avec les sciences économiques ou sociales, par exemple. Qu'entend-on à longueur de temps sur la croissance ou la crise ? Ne mélangez pas écologistes et écologues !
Le discours des écologues est clair : l'Homme en tant que "Cogito, ergo sumne" ne peut plus se permettre de se comporter comme un virus qui se reproduit sans compter finissant par détruire son hôte.

Sur un autre registre, le fait de laisser divaguer son animal domestique (chat, chien ou autre) doit être considéré comme un manque de civisme vis à vis de l'autre.

Pour le reste, votre discours embrasse trop de thèmes polémiques ce qui le transforme en un maelstrom particulièrement malsain. Cette méthode était souvent utilisée par le climatosceptique Claude Allègre.

Écrit par : pierre-philippe chappuis | 20/02/2013

@pierre -philippe chappuis,le fait de laisser divaguer son chat vacciné ne gène personne .En tous cas pas chez nous.Un manque de civisme vous dites ? un chien errant soit car il peut mordre mais un chat qui n'est pas perdu rend service aux habitants des quartiers ou beaucoup d'aliments sont jetés par la fenêtre pour les nourrir ainsi que les corneilles se mélangeant aux félins pour déguster les restes .Faute de containers devant les immeubles les plus âgés font miaou avec les animaux qui le leur rende bien ,leur esprit civique étant bien plus développé que chez certains humains

Écrit par : lovsmeralda | 20/02/2013

@lovsmeralda, en fait de service,n'est-ce pas plutôt un cadeau empoisonné? Alimenter des chats errants (les autres ne se contentent pas de restes!) trop souvent non castrés ou stérilisés n'est pas une bonne idée,ni une bonne solution tout comme nourrir des corneilles et les habituer à fouiller nos poubelles n'est pas gage de bon équilibre alimentaire,mais ne fait que favoriser une descendance plus nombreuse et moins saine.J'éprouve beaucoup de sympathie envers les corneilles, dans leur environnement naturel. mais les voir proliférer en ville et piller les nids de moineaux ou autres me fends le coeur. Avez-vous déjà entendu les piaillement de détresse d'un jeune moineau ou un bébé martinet, dépecé encore vivant par une corneille?
Un chat, vacciné ou non, qui divague sans collier avec grelot,c'est un serial killer en liberté.Sans compter le fait que ces charmants greffiers adorent marquer leur territoire. Le fait que ce soit la terrasse du voisin la selle de son scooter ou ses plates-bandes, peut lui chaud. Mais que dire des effluves "parfumées" qui se dégagent desdits marquages? Aimeriez-vous que votre voisin vienne "marquer" votre porte ou vos pots de fleurs?

Écrit par : Mireille Luiset | 21/02/2013

La discussion me semble à la dérive ... mais l'exemple du chat illustre bien l'incohérence. On ne peut pas prôner la nature pure et en même temps se plaindre de la cruauté de la nature.
Notre chat domestiqué ne peut pas s'empêcher de chasser les souris et autres oiseaux, alors qu'il est bien nourri. C'est ça nature et son instinct de survie.

Parmi ceux qui pensent bien faire en "défendant" la nature à tout prix, il y en a qui pensent qu'il suffit de prendre quelques mesures isolées pour sauver le monde. Et en général ils ne pensent pas aux conséquences dans un système plus complexe.
L'obligation de panacher l'essence avec 10% de biofuel s'avère non seulement inefficace en ce qui concerne la production de CO2, mais néfaste pour la production de la nourriture.

Le remplacement du beurre et autres graisses par de l'huile de palme a mené la déforestation massive de forêts. La fermeture de centrales nucléaires augmente massivement l'émission de CO2 par des usines électriques alimentées par le gaz et le charbon.

Écrit par : benpal | 22/02/2013

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