22/12/2012

Déchets nucléaires, l'exemple de Carlsbad (NM)

Selon les meneurs écologistes espagnoles, la décision de stocker les résidus radioactifs ibériques près de la bourgade castillane de Villar de Cañas (cf Le Temps du 22 décembre) serait « une folie environnementale et cette opération laisse présager le pire ».

Ces Cassandre prêchent dans le vide. Les 500 habitants et les autorités de cette commune qui n’a cessé de se dépeupler depuis des décennies ne voient en effet pas les choses ainsi. En cette période de crise économique et sociale profonde, rejetant les prédictions de milieux qui se nourrissent des peurs qu’ils savent susciter, faisant confiance aux scientifiques, ils considèrent au contraire bénéficier d’une aubaine, celle qui leur permettra de redonner vie et avenir à leur communauté, d’assainir ses comptes et d’y développer l’emploi.

On sait que la question du stockage sur sol suisse des déchets nucléaires de notre pays est aussi à l’ordre du jour. Les antinucléaires et les écologistes helvétiques ont commencé à affuter les armes du combat qu’ils entendent mener, quelque soit le lieu d’entreposage choisi.

A l’attention des inquiets et des sceptiques, on notera que c’est une rationalité et un optimisme identiques à celui de Villar de Cañas qui avaient guidé dans un processus semblable la petite ville américaine de Carlsbad, Nouveau Mexique, comptant 27'000 âmes aujourd’hui. Depuis 1960 elle luttait contre les conséquences démographiques et économiques du déclin de son industrie minière. Après d’efficaces démarches de lobbying auprès des autorités du pays, Carlsbad obtint ce que ses habitants considèrent plus que jamais « le privilège » de se voir confier depuis 1999 le stockage d’une partie importante des déchets nucléaires des USA.

Un privilège, car, confiait à l’auteur de ce billet la réceptionniste de l’hôtel de Carlsbad où il passa une nuit au début d’avril 2011, quelque semaines après la tragédie de Fukushima, « la région bénéficie grandement, depuis une vingtaine d’années, des retombées économiques de ce développement ; des retombées favorables aussi sur notre tourisme puisque les activités thermales et les fantastiques Carlsbad Caverns ont grandement profité de l’éclairage médiatique qui s’est porté sur notre ville ».

Evidemment, d’aucuns ne manqueront pas de stigmatiser au nom du principe de précaution une telle insouciance et de prédire que le pire, puisqu’il ne s’est pas encore produit, est encore à venir.

Pierre Kunz

14:46 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Il n'y a pas d'autres solutions pour les déchets nucléaires. Il vaut mieux les gérer de façon intelligente et contrôlée. On pourrait également envisager de les emmener par convois intergalactiques sur une planète qui ne sert à rien tel un "caillou" dans l'espace?

Par la même occasion on sous-traiterait ça aux pastèques et autres courges qui pourraient s'établir tout là haut, et refaire un autre monde.

Le temps que nous continuerons sur ce modèle économique reposant sur les énergies fossiles, il n'y a pas d'autres solutions, même si demain il faut arrêter toutes les centrales, le problème ne s'effacera pas pour autant.

Il nous faut réfléchir et agir vite. Jérémy RIFKING auteur du livre "La troisième révolution" traduit avec le concours du centre national du livre "LLL LES LIENS QUI LIBÈRENT" donne d'excellentes indications sur un nouvelle ère sur la production et d'échange d'énergie par chaque individu, chaque maison, chaque immeuble ou bâtisse, chaque commune, chaque région et pays, via internet.

L'histoire prouve qu'à chaque révolution en communication, une nouvelle ère s'installe avec de nouvelles perspectives. La voiture est l'exemple le plus flagrant. Internet et le virtuel associés aux nouvelles technologies, vont "révolutionner" le monde.

Le changement de chimie et de climat de Gaïa nous oblige modifier nos mentalités et penser à autre chose de plus fabuleux: "l'avenir de nos enfants sur la planète"

Les investissements sur les déchets nucléaires sont sources de revenus, aucun économiste sérieux n'a remis en question la production de richesses des investissements sur des grands chantiers. le tout est de ne pas tomber dans le piège des dépenses à fonds perdus.

Non,ce n'est pas la fin du monde mais un nouveau monde qui se met en place.

Écrit par : Pierre NOËL | 23/12/2012

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