22/11/2011

Bill Gates : "Les 10 choses que l'école ne vous apprend pas"

Bill Gates a récemment prononcé un bref discours dans une école secondaire américaine à propos de 10 choses que l'école n'apprend pas mais que tout adolescent devrait assimiler le plus rapidement possible. On peut ne pas apprécier Bill Gates. Mais il paraît évident, au vu de son parcours de vie, qu'il a, lui, appliqué les règles qu'il préconise.

Dans son introduction il a évoqué les bons sentiments et les enseignements politiquement corrects, ceux qui selon lui qui ont créé des générations de jeunes largement inconscients des réalités de la vie. C'est à ces générations qu'il s'adressait en les invitant à ne pas commettre les mêmes erreurs éducatives avec leurs propres enfants.

Voici les règles qu'il recommande sur le ton direct et sans ambages qui le caractérise.  

Règle 1 :
La vie est injuste : il faut vous y habituer!

Règle 2 :
Le monde se fout de votre amour-propre. Le monde s'attend à ce que vous accomplissiez quelque chose avant que vous ne vous félicitiez vous-même.


Règle 3 :
Vous ne gagnerez pas 100'000 $ par an en sortant de l'école. Vous ne serez pas sous-directeur en commençant, avec un portable et une voiture de fonction fournis.

Règle 4 :
Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d'avoir un patron. 

Règle 5 :
Travailler dans un McDo n'est pas s'abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça : ils l'appelaient une opportunité.

Règle 6 :
Si vous gaffez, CE N'EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de vous plaindre et apprenez de vos erreurs.

Règle 7 :
Avant que vous naissiez, vos parents n'étaient pas aussi fatigués qu'ils le sont devenus  
en vous nourrissant, en vous entretenant et en vous payant vos études, sans jamais exiger votre contribution et votre coopération. 

Règle 8 :
Votre école s'est débarrassée du système des notes de passages. Comme d'autres elle vous a donné autant de chances que vous vouliez pour obtenir la bonne réponse. CELA N'EXISTE PAS DANS LA VRAIE VIE.

Règle 9 :
La vie n'est pas divisée en semestres. L'été n'est pas une période de congé. Et très peu d'employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c'est votre responsabilité.

Règle 10 :
« Face book » n'est pas la vraie vie. Dans la vraie vie, les gens ne font pas causette en permanence, ils travaillent.

Si vous êtes d'accord, faites circuler ce message vers vos amis. Sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration. 

Bill Gates

 

17:55 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour,

Je suis horrifié de la teneur de ce discourt. C'est du grand n'importe quoi, de la démagogie pure, simple et particulièrement perverse. Pour plusieurs raisons que j'explique à travers les deux procédés de communication employés dans le discours :


1 - Appelle à la conscience commune, abrogation de l'esprit critique par le sentimental et l'infantilisation.

Il faut lire entre les lignes. Il emploie là un procédé de communication très rependu aujourd'hui, notamment dans le monde politico-médiatique, qui consiste noyer des affirmations sans fondement ou sans sens dans une masse de lieux communs ou bon sens. Je pourrais donner quantité d'exemples, mais pour ne froisser aucune maison politique, je ne donnerais que celui ci : "Un cheval rare est cher, un cheval bon marché est rare, donc un cheval bon marché est cher"... Ce procédé (ici c'est un sophisme en fait) donne au discours un faux caractère argumenté, juste et pour peu qu'il soit bien rédiger, un côté éloquent, le tout étant purement artificiel.

Toutefois pour que cet artifice ne se voit pas trop, il faut aussi supprimer l'esprit critique du lecteur. Pour cela, l'idée (très utilisée aussi en politique) est de donner l'illusion que le discourt vous est personnellement adressé. L'illusion car il fait appelle à des choses qui ne nous touchent pas personnellement, mais qui nous touchent tous. Qui n'a jamais, pendant son adolescence, dit que ses parents étaient un peu "vieux jeu" ? Ce procédé a valu à certains présidents d'être élu (encore une fois, je ne donnerais pas moi même d'exemple, mais vous en trouverez dans tous les discours de campagne) ... On en a les larmes aux yeux, du coup, on approuve... Alors qu'au fond, ca ne veut rien dire. Dans la pub, c'est utilisé de manière indirecte à travers les enfants : les enfants sont un public de choix pour les publicitaires, car il est facile de leur donner envie d'un jouet, ou d'une friandise, ensuite, ils deviennent le vecteur sentimental de la pub vers les parents, qui achètent à noel le cadeau découpé dans la brochure...

En parlant de parents, tient... On peut trouver nombre de publication de psychologie qui décrivent le processus d'infantilisation et surtout, la perte de l'esprit critique qui l'accompagne : parlez à quelqu'un comme à un enfant, il se comportera, inconsciemment, comme un enfant. La publicité utilise beaucoup l'infantilisation : si on vous infantilise, vous perdez l'esprit critique, et vous avez tendance à acheter plus facilement, sans réfléchir vraiment. Il n'y a qu'à voir le nombre de pub qui nous parlent comme à des gamins... Ca ne choc personne de voir un chat qui parle ? Une ménagère qui fait le ménage en chantant à la blanche neige ? Les pub pour les plats tout prêts (et pas vraiment bons) avec des acteurs qui surjouent clairement ? La voix sexy pour vendre un prestation de garagiste... alors que bon, faut être réaliste, les garagiste ne ressemblent guère à des mannequins lingeries (ils me le pardonneront)... bref... voila l'idée.


Tout cela mis bout à bout fait que la réaction naturelle est de dire "bien sûr, il a raison !".

Mais en réalité, tout ceci n'est qu'artifice. En fait, si on supprime les règles de "bon sens", de "lieu communs", les redites, les artifices de démagogie exprimés plus haut, et qu'on explique clairement, voire crument ce qu'il reste on a :

Règle 1 :
La vie est injuste : habituez vous!
Si votre patron votre patron vous vire sans raison, si les actionnaires font des gains démesurés sur le dos de licenciements pseudo économiques, ou si des enfants crèvent de faim dans le monde, c'est normal, inutile de s'en offusquer ou de vouloir faire quoi que ce soit, c'est la vie.

Règle 2 :
Le monde se fout de votre amour-propre.
Il va falloir ramper et s'humilier si vous voulez survivre... Pour être vulgaire, pardonnez moi l'expression, mais "il faut être la putain du système" : on vous l'a dit, la vie est injuste.

Règle 5 :
Travailler dans une friterie [est] une opportunité.
Si vous ademettez que la vie est injuste, et que vous être la putain du système, vous n'aurez aucun mal à comprendre que le gros gâteau, il n'est pas pour vous... Contentez vous des miettes, et considérez que c'est déjà presque un miracle qu'on vous en laisse.

Règle 9 :
très peu d'employeurs sont disposés à Vous aider, c'est votre responsabilité Faites ça sur votre temps libre : la santé, la famille, le bien être, la culture et la réflexion sont secondaires derrière votre travail... Surtout si vous travaillez dans une friterie. Evidemment, car sans amour propre, dans l'acceptation de l'injustice et dans la complaisance de votre médiocrité devant les grands de ce monde, vous avez déjà admis qu'il est inutile de penser, non ? (C'est une question rhétorique, on ne vous demande surtout pas de réfléchir à la réponse).

Règle 10 :
Dans la vraie vie, les gens ne font pas causette en permanence, ils travaillent.
(et se taise...) Maintenant que vous êtes sans amour propre, et ainsi "exploité content de l'être" (imbécile heureux quoi), vous ne verrez pas d'inconvénient à ce que nous profitions de votre travail pour prendre un peu de bon temps ? (C'est encore une question rhétorique) Merci, c'est gentil ^^. De toute façon, vous n'avez pas à parler, travaillez ! zou ! Hop ! pshhht !!! FISSA !


Règle 11 :
Soyez gentils avec [...] votre patron.
Profitez en pour lui faire son café, faire tout ce qu'il vous demande, et acceptez ses sautes d'humeur passagère, il a ses responsabilité, lui, contrairement à vous.

Concernant les règles relatives aux parents, sérieusement, dites moi quel étudiant de grande école ne s'est pas lui même fait la réflexion du mérite qu'on ses parents... Quelqu'un ici n'aime pas ses parents ? Qui ne leur est pas reconnaissant ? Il ne s'agit que de lieux communs. Purement et simplement de l'affectif et dit sur le ton parental, donc, infantilisant... Moi je suis reconnaissant à mes parents, et je me sens profondément blessé qu'on puisse penser que je ne le suis pas. Quelqu'un(e) serait il/elle dans un autre cas ?

Ainsi déblayer du contenu inutile, le discourt prend une toute autre tournure n'est ce pas ? En effet, il se résume à "Marchez, fermez la, crevez sans faire de vague, et surtout sans vous plaindre".

La réussite ne passe pas par là, bien au contraire. Ce n'est pas ce comportement de mouton qui a permis à Bill Gates d'avoir l'inventivité, l'ingéniosité, le courage et le culot nécessaire pour fonder Microsoft, je doute très sincèrement que ce soit ce raisonnement qui a fait du patron, un patron justement... Par contre, en l'inculquant à l'employer, le patron s'assure d'un chose : ce n'est pas l'employer qui lui volera sa place...

Donc le discourt de Bill Gates, ils peuvent le baratiner tant qu'ils veulent, je n'y crois pas.


2 - Utilisation de l'image de marque, et détournement d'idée sous entendu.

Le discourt de... Bill Gates ? Qui est Bill Gates ? Il est globalement vu comme un "gentil" milliardaire, courageux, sympathique, respectueux du travail, des humains qui l'accomplissent, qui se rappelle d'où il vient, et qui représente un modèle quasi universelle de réussite. On se dit alors que le discourt d'un tel homme ne peut être que plein de bons conseils à suivre ! Mais, ce n'est pas le cas... quand j'ai lu ça, j'ai trouvé que ça ne correspondait pas à l'idée que je me faisais de Bill Gates....

Je me suis donc renseigné. Il semble qu'il n'ait jamais prononcé ce discours. Il s'agirait par contre de l'extrait d'un livre paru en 1996 et signé Charles Sykes.... Le titre du livre, je vous le donne en mille :

Dumbing Down our Kids (traduction "le nivellement par le bas de nos enfants").
Je n'ai pas lu le livre (donc ne puis pas assurer que s'en soit un extrait), mais il existe bel et bien, et cela me semble crédible de lire ce genre de chose dans ce contexte et sur le ton de l'ironie.

Evidemment dire qu'il s'agit d'un discourt de bill gates dans une grande école ou dire qu'il s'agit d'un extrait ironique de ce livre sont deux choses diamétralement opposées ! Dans un cas, on a tendance à faire confiance à l'image qu'on a du personnage de bill gates. Dans l'autre cas, on se placerait d'office dans le cadre de l'ironie et on se partirait dès la première règle "la vie est injuste... faut vous y faire" dans un fou rire.

Le fait que la source choisi, et reconnue comme fausse, ait été bill gates, me laisse présager de l'objectif de ceux qui auraient lancé cette rumeur.

3 - Conclusion

Est il réellement nécessaire de l'écrire, nous avons affaire à la pire des communications qu'il soit : la démagogie à l'échelle internet... donc mondiale... Et ce qui me fait peur, c'est qu'il y a un consensus pour porter se discourt au rang de loi divine, même sur des sites de recrutement professionnels, des pages Facebook de grandes écoles, ... Comment le monde peut-il a se point se laisser berner alors qu'il ne s'agit que de populisme de bas étage et particulièrement pervers ???!!!! ...
J'espère que ce n'est pas à dessein, mais simplement par erreur.

Écrit par : JPZ | 14/05/2012

je fais un copié-collé de mon post cité plus haut:
Ce n'est pas Bill Gates qui a dit ou écrit cela.
C'est un extrait tiré du livre de Sykes Charles J. le titre du livre traduit en français est: 50 Règles Que les Jeunes N'Apprendront Pas a l'Ecole. Le titre en anglais est: 50 Rules Kids Won't Learn in School: Real-World Antidotes to Feel-Good Education.
que reprochez-vous au travail dans une friterie? oui cela peut être une opportunuité, un tremplin pour grimper, bien sûr cela paie moins que dealer de la coke, mais c'est un départ honnête dans la vie.
Ce discourS enseigne certaines choses que beaucoup doivent apprendre "the hard way"!

Écrit par : freemind | 14/05/2012

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