17/07/2011

Après les scandales Salerno, Sommaruga, Cramer, Dandres, etc ...

Il y a eu les révélations relatives aux loyers particulièrement avantageux dont, à l'instar de quelques uns de leurs collègues de droite, bénéficient les élus de la gauche genevoise. Chacun se demande maintenant si ces derniers, grands défenseurs et politiquement grands profiteurs de la pénurie actuelle de logements, vont continuer à parader à la tête de l'Asloca. Auront-ils le culot de poursuivre leur lutte pour le maintien de la LDTR et de toute la panoplie législative et réglementaire liée à cette loi ?

Question légitime. Il est en effet plus évident que jamais que ce sont bien l'Asloca et le tissu législatif absurde qu'elle a fait engendrer qui sont à l'origine de la pénurie de logements dont souffre la population du canton. Comme il est évident que ce sont bien l'Asloca et le contrôle du prix des loyers, destiné soi-disant à la « protection  des locataires », qui se trouvent à l'origine des injustices criantes qui viennent d'être mises au grand jour.

Il est malheureusement naïf de penser que la gauche, démasquée, va faire amende honorable. A preuve, cette déclaration stupéfiante du président du PS genevois, René Longet, qui disait récemment à un journaliste que « si nous baissons la garde de la protection des locataires, ce sera pire. Plein de gens ne pourraient plus se loger. Comprendre pourquoi les prix de l'immobilier explosent, voilà la vraie question » poursuivait-il.

Une déclaration stupéfiante car elle ne peut provenir que d'un démagogue de la pire espèce ou d'un ignare en matière économique. Il y a probablement des deux chez René Longet, ce qui laisse d'autant plus songeur que cet homme prétendait tout récemment disposer des compétences pour se faire élire à la Cour des Comptes !

Pourquoi les prix de l'immobilier explosent-ils ? Tout simplement parce que l'on ne construit pas suffisamment d'habitations au bout du lac et que, tout étudiant de première année en HES de gestion le sait, lorsque l'offre est insuffisante pour satisfaire la demande les prix ne peuvent que monter. Et pour un bien aussi essentiel que le logement la conséquence inéluctable d'une telle situation est la multiplication des avantages de situation, des passe-droits, des combines entre « copains ».

Dans les faits l'Asloca et la LDTR ont créé artificiellement un dramatique rationnement de la construction de logements à Genève. Obsédés par la « rente foncière et les soi-disant gains spéculatifs des propriétaires » les Grobet, Sommaruga, Dandrès et Cie, renforcés par les phobies des Verts, ont rendu quasiment impossibles les déclassements de terrains nécessaires à la création de logements. Sans honte, tout ce beau monde a de surcroît entrepris récemment de lutter contre les surélévations d'immeubles.

Ainsi donc, au prétexte de « lutter contre la spéculation immobilière et protéger les locataires », les politiciens proches de l'Asloca  ont organisé la pénurie, l'injustice et les inégalités les plus scandaleuses entre les locataires. Et pour bloquer définitivement la machine à leur bénéfice partisan, profitant de la détresse et de la crédulité de la population, ces démagogues incendiaires ont élevé la source des blocages au niveau constitutionnel en abusant des droits populaires.

En vertu de ce qui précède on ne peut qu'inviter les Genevois à prendre conscience des réalités, à cesser d'écouter les discours trompeurs des démagogues, à comprendre que la solution à la pénurie ne peut provenir que de deux réformes profondes. La première, destinée à favoriser la construction rapide des habitations qu'ils réclament, réside dans la mise à disposition sans délai de nouveaux terrains constructibles. Le périmètre des Cherpines ne saurait en effet suffire puisque c'est de 30 à 50'000 logements nouveaux dont nous avons besoin d'ici à 2030 si nous entendons endiguer le gonflement du nombre des pendulaires.

La seconde consiste, en parallèle, à libéraliser, sur une période de dix ans au moins afin de prévenir les hausses de loyers brutales, le contrôle des loyers tel qu'il existe actuellement. Nous mettrons fin ainsi aux injustices entretenus par les rentes de situation et le copinage qui pénalisent toute une catégorie de la population, celle des jeunes en particulier.

Pierre Kunz

 

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