03/02/2011

CIA, inconscience, aveuglement, bêtise ?

 

La caisse de pension des fonctionnaires de l'Etat de Genève (CIA) est dans une situation critique. Elle a en effet promis à ses assurés des rentes qu'elle n'est pas en mesure de payer. Aujourd'hui elle peut honorer à peine 60 % des engagements contractés. Voilà qui pose un problème considérable, évalué à plus de 3 milliards de francs, à la République qui a donné sa garantie aux prestations promises et qui devra donc passer à la caisse.

Les autorités cantonales ont enfin décidé d'obliger la CIA à prendre quelques mesures d'assainissement. Dans une première étape ce rééquilibrage prend la forme d'une augmentation de 3 % du taux de la cotisation due par les actifs.

Jusqu'à présent celle-ci était répartie à raison de 2/3 pour l'employeur, soit les contribuables genevois, et de 1/3 pour le salarié. Au vu du déficit énorme qu'il reste à combler, largement par les fonds publics bien sûr, et en considérant la largesse des rentes accordées par la CIA, la Commission des finances du Grand Conseil a modifié cette répartition.  En l'occurrence ce sera moitié-moitié.

Voilà qui évidemment ne plait pas aux fonctionnaires dont les moins responsables s'opposent à la mesure prise par le Grand Conseil. Le dénommé Fabrice Scheffre, syndicaliste à la SSP, pour entretenir la résistance, a fait cette déclaration stupéfiante : «  Nous considérons que la voix des assurés constitue l'organe suprême de la caisse ».

Ainsi, selon ce « défenseur » des employés de l'Etat,  ce ne serait plus celui qui tient les cordons de la bourse, soit le Grand Conseil, qui décide en fonction des moyens disponibles du montant des dépenses publiques. C'est aux bénéficiaires des prestations que revient le pouvoir de fixer le montant des prestations auxquelles ils considèrent avoir droit.

Inconscience ? Aveuglement ? Bêtise ? A chacun de décider.

Pierre Kunz

 

 

21:30 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.