27/09/2010

Lumières syndicales

Les talents requis pour gravir les échelons des plus hautes filières de formation de notre pays ne sont pas donnés à tous. Il n'en reste pas moins possible à chacun de se doter d'un bagage intellectuel et pratique suffisant pour apporter, d'une manière ou d'une autre, sa contribution au bon fonctionnement de notre société.  A condition évidemment de choisir correctement son métier et de l'exercer avec conscience.

A lire dans la presse quotidienne la réaction surprenante du secrétaire régional du syndicat Unia, on en vient à se demander si ceux qui exercent le métier de syndicaliste disposent toujours des connaissance élémentaires requises en matière économique. Mais il se peut qu'ils se contentent du rôle de propagandistes, quitte à péjorer l'avenir de ceux qu'ils prétendent défendre.

Qu'on en juge !

M. Alessandro Pelizzari, c'est de lui qu'il s'agit, a déclaré hier, suite au rejet genevois de la nouvelle loi fédérale sur le chômage, "qu'il est temps pour la gauche de construire l'offensive contre la gestion du chômage. Le résultat d'hier, a-t-il poursuivi, nous met en confiance en vue de la votation cantonale de novembre sur la révision de la loi sur les ouvertures des commerces".

Veut-il réellement lutter pour l'emploi ou ne cherche-t-il qu'à valoriser son syndicat dans sa lutte pour ce qu'il appelle "les acquis" ? S'il entendait sincèrement lutter contre le chômage il devrait reconnaître que l'ouverture prolongée des commerces ne peut que contribuer à créer de nouveaux emplois, certains à plein temps, d'autres à temps partiel. Mais on comprend que cette évidence le dérange car en l'occurence son objectif véritable n'est pas là. Il est de plaire et de faire peur.

Plaire en passant aux yeux du personnel de vente comme le défenseur du statu quo. Un statu quo qui garantit aux vendeurs et vendeuses en emploi le maintien du confort des habitudes "acquises". Faire peur en laissant croire à ce personnel qu'il va être forcé d'allonger ses heures de travail et obligé de demeurer à son poste au détriment de sa vie familiale et personnelle. Ce qui relève du mensonge le plus crasse.

Dans le domaine du chômage, le monde syndical trompe son monde depuis des décennies. Il prétend se battre pour l'emploi alors qu'il se cantonne dans "le volumétrique" du confort. Dans la pratique il limite son action à renforcer les acquis matériels et à négocier plus de congés, moins d'heures de travail, des salaires plus élevés. La création de nouveaux emplois ne l'a jamais vraiment intéressé. La campagne qui attend les Genevois en novembre ne montrera rien d'autre.

Pierre Kunz

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25/09/2010

Les Cherpines ? Dans 15 ans ?

Une fois de plus nous allons assister, sagissant du projet immobilier des Cherpines, à l'illustration de ce qui fait le caratère tout à fait particulier d'une partie non négligeable des Genevois. A savoir ce mélange, unique en Suisse, de prétention à la grandeur régionale du canton, à la générosité et aux visions ambitieuses d'une part, d'égoïsme et d'étroitesse d'esprit d'autre part.

On l'a dit et redit tant de fois qu'on ose à peine le répéter : Genève souffre de sa pire pénurie de logements depuis deux siècles. Tous les observateurs avertis le reconnaissent : c'est au monstre législatif qui a été mis en place au cours des trente dernières années que nous devons l'insuffisance grave que nous que nous connaissons. Si l'on ajoute à celà la capacité de nuisance des divers milieux qui, à toutes sortes de prétextes, encouragent les habitants bien logés du canton à recourir contre quasiment tout projet d'habitations nouvelles, chacun comprend que Genève se trouve dans un cul-de-sac.

Pourtant le remède existe et il est connu, même si peu d'acteurs osent le reconnaître honnêtement, les politiques encore moins que les autres. Il s'agit en premier lieu de casser un mythe, cesser de faire croire à la population que la solution peut provenir des zones dites de "développement", imaginées voici plusieurs décennies. Chacun peut constater qu'elles n'ont permis qu'un développement, celui des affrontements politiques stériles autour de la question du logement.

Puis il convient de dire clairement que le contrôle des loyers n'offre aucune solution durable à la pénurie. Il en renforce au contraire les effets. Seul un accroissement considérable et rapide des terrains constructibles permettra à Genève de retrouver, dans un délai raisonnable, un rythme de construction de logements conforme aux besoins de la population, plus particulièrement de ceux des jeunes et des nouveaux arrivants. Le déclassement des Cherpines va donc dans le bon sens, le seul possible.

Ces constats sont pourtant farouchement niés par ceux qui, de manière directe ou détournée, profitent de la situation. Une fois encore le projet des Cherpinent va mettre en évidence les incohérences et la petitesse de tout une partie de la classe poltique genevoise. Et il va évidemment se trouver ralenti voire stoppé.

Dans les opposant déclarés à ce projet on trouve en première ligne les Verts. Eux qui, notamment au sein de la Constituante embouchent régulièrement les trompettes du dévelopement durable de la région, une région au centre de laquelle Genève doit, répètent-ils, "assumer ses responsabilités". Eux qui pourtant se sont montrés disposés, au cours des dernières décennies, à accepter aussi bien le mitage des terres de la Riviera vaudoise que le massacre de la zone agricole haute-savoyarde et gessienne. Eux qui ont dans les faits cautionné l'explosion de la main d'oeuvre frontalière. Tout cela, au prétexte de notions aussi futiles, hypocrites et intenables, précisément à la lumière du développement durable, de la protection des terres agricoles genevoises et de l'autonomie alimentaire du canton, quand ce n'était pas avec l'ambition avouée de la décroissance pour Genève. Sans jamais, bien sûr, considérer par ailleurs le réel intérêt des agriculteurs.

On peut d'ores et déjà prédire que ne manqueront pas de rejoindre les Verts dans leur opposition toutes les associations actives sur le même front, officiellement celui de la protection de la planète, en réalité celui d'un conservatime anachronique.

Les rangs des opposants comptent aussi l'UDC, un allié bien ambarrassant. On n'en dira rien parce que rien ne permet d'expliquer par la raison son attitude.

Ces forces politiques, on peut le prévoir, parviendront à rassembler les signatures nécessaires à l'aboutissement d'un référendum. On peut espérer que les Genevois auront la sagesse de confirmer le déclassement voté par le Grand Conseil. Mais la construction des immeubles ne débutera pas pour autant. Gageons en effet qu'alors on verra entrer dans la ronde des "metteurs de bâtons dans les roues" les milieux dit de "la protection des locataires", proches du PS. Ceux qui empêcheront le projet de démarrer parce que, selon eux, il n'aura pas fait une part suffisante à l'habitat destiné aux gens modestes, parce que les infrastructures sociales y seront insuffisantes, etc. Et bien sûr le Conseil d'Etat se laissera aspirer dans l'habituel et interminable processus de "concertation".

Rendez-vous donc en 2025. Pour la pose de la première pierre de l'ensemble des Cherpines.

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18/09/2010

Obama et la fusion des communes genevoises

Il n'est pas besoin de faire preuve d'une grande perspicacité pour comprendre que les Démocrates américains vont perdre les élections parlementaires du "mid term", celles qui sont convoquées pour le début novembre. Les observateurs de la politique du Nouveau monde sont d'ailleurs assez unanimes pour expliquer les causes de cet échec prévisible. Elles pèsent largement sur les épaules du président Obama. On peut certes accorder à ce dernier quelques excuses, notamment celles liées à la crise économique, mais il n'en reste pas moins d'une part qu'Obama s'est trompé sur l'importance respective des sujets politiques qu'il a empoignés, d'autre part qu'il n'a pas vraiment compris le sens de sa mission.

Quels rapports avec la Constituante genevoise ? Le constat que celle-ci semble achopper aux mêmes difficultés que celles rencontrées actuellement par l'administration démocrate à Washington. D'une part elle consacre ses débats, ses efforts et ses ambitions à des réformes qui ne vont pas dans le sens de ce que veulent la majorité des Genevois, comme le montre sa décision de réduire encore les exigences en matière de droits populaires. D'autre part, mal assurée de sa mission, elle hésite à affronter crânement les vrais problèmes, ceux dont la population n'est pas toujours consciente, ceux dont pourtant dépend très directement l'avenir du canton.

Dès la semaine prochaine les constituants seront confrontés à l'une de ces questions délicates, celle de l'avenir des communes, de leur rôle, de leur responsabilité dans l'organisation de notre "vivre-ensemble", celle du contenu de leurs relations avec l'administration cantonale.

Il s'agit d'une affaire d'autant plus délicate que la modification du rôle des communes et de leur domaine de compétences implique la remise en question de près de 200 ans d'histoire, d'habitudes solidement établies et, dans les services de l'Etat comme dans les communes, de chasses-gardées farouchement défendues. Pourtant il s'agit d'une affaire incontournable tant elle apparaît cardinale aux yeux de tous ceux qui ambitionnent de trouver la solution aux blocages qui empêchent de plus en plus Genève de s'adapter au monde nouveau et de construire son avenir. Des blocages dont soufre directement la population mais dont elle peine à déterminer l'origine tant elle est aveuglées par les discours abscons, simplificateurs ou carrément trompeurs des autorités et des partis politiques.

La mission de la Constituante n'est pas de dire aux citoyens ce qu'ils ont envie d'entendre. Et encore moins de cajoler les pouvoirs en place. Elle consiste à convaincre la majorité de la population que certaines décisions doivent être prises, avec des conséquences immédiates  peut-être parfois embarrassantes mais dans son intérêt bien compris à long terme, dans l'intérêt bien compris surtout de nos enfants et des générations futures.

Dans le cadre de cette mission il apparaît évident que la Constituante doit s'engager, et l'expliquer avec conviction, dans la préparation d'une fusion des communes genevoises. Elle doit soulager l'administration cantonale de plusieurs des trop nombreuses tâches qui lui ont été attribuées avec le temps. Elle doit donner, comme c'est le cas dans la plupart des autres cantons suisses, aux communes ou communautés de communes, ou encore districts, des responsabilités accrues dans tous les domaines de la "proximité". On entend ici notamment les activités sportives et culturelles, la construction des logements et des infrastructures locales, la politique de la petite enfance, de la jeunesse et des aînés. Et, bien sûr, la Constituante doit jeter les fondements d'une nouvelle fiscalité communale afin de donner à ces communes renforcées les moyens requis pour assumer leurs nouvelles tâches.

Faute de l'ambition de se consacrer aux vrais défis qui attendent Genève, la Constituante faillirait à sa mission. En s'en remettant au conservatisme et au culte des "droits acquis" elle verrait probablement, en 2012, le fruit de son travail entériné par le peuple. Mais, comme Obama aux USA, elle laissserait les Genevois et leurs enfants confrontés aux vieux démons populistes et à tous les maux qui pourrissent l'existence des gens du bout du lac.

Pierre Kunz

 

 

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13/09/2010

Une bonne terre agricole suisse, c'est quoi ?

 

 

L’Office fédéral de la statistique a publié récemment une étude sur le grignotage des terres agricoles dans notre pays. Une étude sérieuse, comme le sont toujours les travaux de l’OFS. Mais un autre office, l’Office fédéral de l’agriculture, l’interprète de manière discutable.

Les travaux de l’OFS montrent que le mitage du territoire helvétique se poursuit, même si c’est à un rythme ralenti. Cette évolution s’effectue évidemment au détriment des surfaces agricoles principalement. Comment pourrait-il en aller différemment puisque la forêt de plaine, protégée depuis plus d’un siècle, reste intouchable ?

L’OFAG, quant à lui, se déclare inquiet face à ce constat. Cette inquiétude est-elle raisonnable ou ne constitue-t-elle qu’une posture corporatiste et politique ? On serait tenté d’aller directement à cette conclusion notamment à la lecture d’un récent rapport de cet OFAG qui n’a pu s’empêcher d’affirmer que « l’urbanisation intensive a entraîné une nette régression des meilleures terres agricoles », ce qui est absurde.

Mais essayons d’en juger de manière plus approfondie. D’emblée une évidence s’impose. La population de notre pays a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Il est donc logique que les surfaces de notre territoire consacrées à l’habitat se sont accrues proportionnellement puisque les Suisses se laissent difficilement convaincre par la densification des zones à bâtir. Genève illustre mieux que partout ailleurs cette réticence.

Cette croissance démographique est-elle réellement un problème ? Oui pour ceux qui restent agrippés à une Suisse intangible, genre « villa ça m’suffit » ! Mais on sait qu’il s’agit d’une vision insoutenable, fondée sur la même attitude que celle de parents qui refuseraient de mettre au monde plus d’un enfant au motif de ne pas vouloir diviser le patrimoine familial. L’initiative dite « pour le paysage » lancée en 2007 visant à interdire tout accroissement des zones à bâtir en Suisse pendant vingt ans s’inscrit exactement dans ce mode de pensée étriqué. Notre pays est simplement condamné à grandir, pour le bien de tous, anciens et nouveaux habitants.

La hausse constante des revenus en Suisse témoigne des bienfaits de cette évolution. Comme en témoignent la qualité de notre environnement, considéré comme le meilleur de tous les pays développés, et les conditions d’épanouissement de la population qui sont également jugées parmi les plus favorables du monde.

Que penser de la réduction de la surface agricole qui en découle ? D’abord que l’argument de l’OFAG est malhonnête. Il n’y a aucune raison de consacrer à l’urbanisation les meilleures terres agricoles. Les terrains mal cultivables selon exigences d’une agriculture moderne et celles mal situées sont suffisamment nombreuses en bordures des villages et des villes pour qu’on y trouve les surfaces requises par la construction de logements et le développement de zones d’activités. Ensuite que la conservation du statu quo en matière de zone agricole ne garantit pas en lui-même la protection des paysages. A preuve le cas de Genève. Effectivement la zone agricole y est demeurée taboue, mais avec comme conséquences le saccage de celle de la France voisine et le mitage des terres vaudoises proches.

D’autre part, quelles terres répondent, en Suisse, à l’appellation « bonnes terres agricoles » ? S’agit-il de celles qui permettent un certain rendement à l’hectare ? De celles qui permettent à leur exploitant de s’assurer un revenu de Fr. 7’000- par mois ? De celles qui entrent dans les critères de la Confédération servant à déterminer les bénéficiaires des paiements directs ? Ou de celles qui, conformément aux fondements d’une économie libérale, permettent à leur exploitant de vendre sur le marché ses produits à un prix compétitif et de vivre correctement de son labeur ?

Selon certains, cette dernière manière de voir les choses ne serait pas correcte dans un pays comme le nôtre ? Et généralement ils nous parlent alors de la nécessité de protéger nos paysages et des coûts de production qui sont particulièrement élevés chez nous. En argumentant ainsi on plonge dans l’irrationnel.

La protection des paysages est un métier différent de celui de paysan. Il est juste que cette prestation soit rémunérée par les collectivités publiques comme le sont les autres tâches d’intérêt général. Mais on devrait comprendre qu’elle doit être détachée des activités agricoles, particulièrement lorsque celles-ci ne sont pas rentables.

En ce qui concerne les coûts qui pèsent sur notre agriculture, il serait bon de reconnaître enfin qu’ils sont liés principalement au niveau de vie auquel aspirent logiquement les exploitants dans un pays urbain aussi riche que la Suisse. Si l’on excepte l’agriculture de montagne, ce sont les revenus, élevés en comparaison internationale, bien davantage que les conditions d’exploitation ou la qualité des terres qui contribuent à la faible compétitivité des produits de l’agriculture suisse. Une faiblesse d’ailleurs relative puisque certains secteurs, la viticulture notamment, ont montré qu’ils sont capables de relever avec succès le défi de la concurrence internationale.

L’observateur, lorsqu’il se penche sur les questions qui font l’objet de ce billet, est généralement pris d’un malaise. Derrière le monde agricole en difficulté, forcé de se réformer par l’évolution du monde et la libéralisation des échanges, il découvre les manipulations et la propagande de mouvances rétrogrades et inquiétantes. Celles des conservateurs malthusiens, souvent xénophobes. Celles des défenseurs anachroniques de l’autonomie alimentaires. Ceux des intégristes de l’écologie, ces nouveaux animistes. Tous ces adeptes de la fermeture n’entendent pas réellement aider la paysannerie helvétique. Ils ne visent qu’à figer notre pays.

Pierre Kunz

23:24 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/09/2010

Pardo fatigue et commence à lasser

Dans le dernier billet qu'il a fait paraître sur son blog "Substratum" Soli Pardo fait la leçon à ses collègues de la Constituante. Réduisant leur travail à de la copie des textes des autres constitutions cantonales, s'étonnant de leur manque d'originalité et de créativité, il laisse croire - pire encore, peut-être le croit-il lui même sincèrement - que lui et l'UDC apportent les seules notes constructives et originales dans la rédaction des articles de notre future constitution.

Cette prétention et la manière dont Soli Pardo s'exprime conduisent à penser que les turbulences que ce dernier traverse dans son parcours de chef politique laissent des traces. Car, rendons lui justice, le plus prolixe des élus UDC a souvent amusé les constituants par ses traits d'esprit. Mais, à en juger par la lourdeur de ses derniers "exploits", on éprouve l'impression qu'il fatigue.

Par contre, parce que ses saillies sont superficielles et que les propositions qu'elles vantent n'apportent rien à la qualité des débats et à celle de notre future charte fondamentale, il commence réellement à lasser. Et quand il se laisse aller à faire la leçon à l'Assemblée et à critiquer le temps qu'il lui faut pour débattre et voter, comme c'est la cas dans son dernier billet, il devient franchement énervant. D'abord parce cette attitude étale au grand jour sa méconnaissance du travail parlementaire, ensuite parce qu'elle témoigne d'une mauvaise foi difficilement supportable.

On serait prêt à lui pardonner les dérapages liés à son inexpérience politique si le mentor, ou ex-mentor, de l'UDC évitait de basculer continuellement dans l'arrogance et l'outrance.

Par contre on ne peut que condamner sans détour l'hypocrisie d'un homme qui, avec son parti, lors de la campagne de votation relative à l'opportunité d'instituer une Constituante, a clairement marqué son opposition. Pour lui et ses compères la révision complète de notre charte fondamentale apparaissait totalement inutile. Tout allait, selon eux, pour le mieux dans le monde constitutionnel du bout du lac et il n'y avait rien à en changer.

Quand par conséquent Soli Pardo accuse ses collègues constituants de manquer de créativité et d'originalité il se moque non seulement de ces derniers mais de tous les Genevois. Et quand, lorsqu'on le questionne sur le soi-disant intérêt de ses propositions, il répond qu'il s'agit d'un apport bien supérieur à celui d'autres groupes, on hésite entre fou-rire et énervement. On le prie en tous cas de procéder à la récapitulation des amendements UDC déposés, avec ou sans succès, et d'y réfléchir, honnêtement si possible. Il constatera alors que tous se rattachent à la mouvence "humanitaro-conservatrice" de la Constituante, ... l'humanitarisme en moins. Il n'est bien sûr pas utile qu'il se livre à une recherche, dans la liste des idées véhiculées par l'UDC au sein de la Constituante, de la moindre trace de réformisme. Il n'y en a pas. Et cela se comprend chez des élus qui se sont déclarés d'emblée satisfaits par le statu quo.

Pierre Kunz, constituant

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