27/08/2010

Hors jeux, les fonctionnaires ?

Hier soir la Constituante a décidé de mettre un terme à une situation insatisfaisante. Il s'agit de l'éligibilité, telle qu'elle est actuellement prévue dans la loi, des membres de la fonction publique au Grand Conseil. La suite médiatique de cette décision était prévisible. Les excès verbaux de la gauche ainsi que les titres simplificateurs de certains journeaux n'ont pas manqué de fleurir ce matin.

Remettons-donc les choses en place et dans leur perspective.

Notons en premier lieu que le système actuel, qui remonte à 1998, pose de nombreux problèmes. En témoignent les difficultés qui en moult occasion grèvent la sérénité des débats du Grand Conseil. Des difficultés qui ont poussé les partis socialiste et libéral à déposer récemment des motions réclamant la révision des règles actuelles. Ce sont ces difficultés et ces initiatives législatives qui ont conduit la majorité de la Constituante à revenir sur la décision prise au printemps dernier en commission, celle d'en demeurer au statu quo.

Il convient de noter par ailleurs qu'il n'est plus possible aujourd'hui de régler la question de l'éligibilité des fonctionnaires dans les termes qui prévalaient à l'époque de Montesquieu ou en 1901, lorsque Genève, en votation populaire, avait voté le principe de l'inéligibilité des fonctionnaires. Pourquoi ? Parce que la fonction publique en 2010 n'a plus rien à voir avec celle d'il y a cent ans.  Le gonflement de l'Etat et le rôle qu'il joue au titre de l'Etat providence (un Etat qui compte désormais pour près de 20 % dans le PIB cantonal !) ne nous autorisent plus à décider de l'incompatibilité des fonctionnaire en vertu du seul principe de la séparation des pouvoirs.

Pour une large partie des constituants ayant voté la disposition adoptée hier soir, pour les radicaux en particulier, il est hors de question d'interdire à tous les fonctionnaires de participer au législatif cantonal. Par contre, à l'évidence, une petite minorité de ces serviteurs de l'Etat posent un problème politique majeur. Ce sont ceux qui exercent, au nom des pouvoirs judiciaire et exécutif, une fonction d'autorité. Il s'agit notamment des policiers mais pas seulement. Les agents du fisc et les huissieurs des OPF, par exemple, en font partie également.

Par contre, rien objectivement ne permet d'interdire à un instituteur, un informaticien, un balayeur ou une assistante sociale de sièger au parlement genevois. Ces fonctionnaires, qu'ils travaillent pour l'Etat ou pour l'un des établissements publics autonomes du canton, exercent une fonction de prestation, cela au même titre que leurs collègues du secteur privé.

C'est à une solution plus nuancée que celle actuellement en vigueur, une solution plus efficace en termes de fonctionnement du Grand Conseil que la droite veut arriver. Et elle a clairement assorti son vote d'hier soir d'une injonction à ses commissaires de retravailler la question. La Constituante se trouvera ainsi en mesure de prendre une position définitive l'an prochain.

On le voit, non seulement la Constituante n'a pas voulu faire des fonctionnaires une "sous-catégorie de citoyens", comme l'affirme en toute mauvaise foi un constituant de la minorité, ni "mettre hors-jeux les fonctionnaires", comme le dit de manière simpliste un journaliste. Elle s'est simplement donnée les moyens de forger une solution intelligente et équitable au problème posé qui, répétons-le, est réel.

Pierre Kunz

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22/08/2010

Du syndicalisme au populisme

 

 

 

« The Best Countries in the World ». C’est sous ce titre que, la semaine dernière, l’hebdomadaire Newsweek a publié le résultat de son enquête internationale destinée à dresser un classement des pays fondé sur des critères inhabituels.

En résumé, cette enquête vise à répondre à la question suivante : quels sont les pays qui donnent à leurs habitants les meilleures possibilités de vivre une existence saine, raisonnablement prospère, dans un environnement sûr et qui leur assurent les plus fortes chances de progression sur l’échelle sociale ? Les concepteurs de l’enquête, tous chercheurs universitaires dont plusieurs prix Nobel, ont axé leurs travaux sur cinq critères : performance du système scolaire, efficacité du système de santé publique, qualité de vie, compétitivité économique et environnement politique.

Nul ne sera probablement surpris d’apprendre que selon cette étude la Suisse arrive en 2ème position du classement, immédiatement derrière la Finlande et devant la Suède, l’Australie, le Luxembourg et la Norvège.

Quel rapport avec le titre de ce papier ?

Cette étude met une fois de plus en évidence les atouts de notre pays. La Suisse bénéficie de la démocratie probablement la plus évoluée de la planète. Elle dispose d’un des meilleurs systèmes scolaires du monde, d’un système de santé jugé inférieur seulement à celui du Japon, d’une économie extraordinairement performante. Les possibilités d’emplois y sont largement ouvertes, les relations des employeurs avec leurs employés généralement harmonieuses et les conditions salariales certainement les plus favorables du monde. Les classes sociales s’y révèlent particulièrement perméables et les chances d’ascension sociale excellentes.

Dans cet environnement le monde syndical joue un rôle structurel considérable. Il contribue, par son pouvoir de représentation des travailleurs et de négociation des conventions collectives, à ce qu’il est convenu d’appeler la « paix du travail ». Un rôle certes important mais peut-être insuffisamment visible aux yeux du monde syndical.

On peut dès lors comprendre que celui-ci éprouve le besoin, à intervalle régulier, de justifier le syndicalisme auprès de ses adhérents, forts peu fidèles au demeurant. La tentation est donc forte pour les syndicalistes de se lancer régulièrement dans des opérations de « marketing syndical », à caractère bassement populiste, qui mettent en danger certaines entreprises et qui éclairent d’une lumière crue l’inquiétante méconnaissance, dans ce milieu, des mécanismes de notre économie libérale. La grève dans laquelle se sont laissés entraîner une dizaine d’employés d’ISS Aviation par un secrétaire du Syndicat des services publics illustre bien ce type d’opérations.

Manifestement M. Yves Mugny, le secrétaire syndical en question, n’a rien appris de la débâcle de Swissair. Il n’a pas compris que ce « fleuron » de l’économie helvétique, bien trop longtemps privilégié par une législation exagérément protectionniste est, le moment de la libéralisation venu, mort de son incapacité à relever le défi concurrentiel, de la piètre qualité de son managment, du poids des structures qu’il avait accumulées au cours des décennies, de la pléthore de son personnel et du niveau déraisonnable des coûts salariaux ainsi générés.

Comment peut-on expliquer autrement ses propos stupéfiants rapportés samedi dernier dans les colonnes de la TdG. Comment M. Mugny explique-t-il la contestation de la grève qu’il mène par le personnel non gréviste ? « Ils semblent, dit-il, redouter que la grève ne mette en péril l’entreprise qui les emploie et, par conséquent, leurs postes de travail. Ce qui démontre que c’est bien la peur qui préside à leur choix de ne pas rejoindre les grévistes ». Et de poursuivre. «  La grève est un droit. De surcroît, même si ISS Aviation mettait la clé sous le paillasson, les avions n’en continueraient pas moins à voler et il y aura un repreneur (sic !) ».

Cynisme ou pure bêtise dans ces discours ?

Oui, la grève est un droit. Mais à quoi peu bien servir ce droit si, comme ce fut le cas en France et en Belgique lorsque Swissair a cherché à intégrer des compagnies locales, la grève conduit, parce que fondée sur des exigences démesurées, à la mort des entreprises, à la destruction des emplois et à leur délocalisation ? ISS Aviation n’est pas partie de la fonction publique, la sécurité de l’emploi à vie n’y est pas garantie. Les employés de cette société sont donc directement intéressés à la saine gestion et à la survie de leur employeur. La conservation de leur emploi leur importe plus que les avantages marginaux que prétend leur offrir un secrétaire syndical probablement plus préoccupés par les relais médiatiques que lui procure son action que par le sort d’ISS Aviation et de ses employés.

Pierre Kunz

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14/08/2010

La "boulevardisation" des médias

 

 

L’Université de Zurich, par l’intermédiaire d’un de ses instituts spécialisés, s’est livrée récemment à une enquête destinée à évaluer la qualité de la presse écrite helvétique. Bien. Mais qui donc pouvait ne pas s’attendre aux conclusions de cette étude ?

Il suffit en effet de faire partie des trentenaires et plus pour avoir pu constater, au cours des dernières années, ce que les chercheurs zurichois décrivent, à savoir « le nivellement par le bas des médias suisses, leur tendance à privilégier l’émotionnel plutôt que de décortiquer la complexité des problèmes, la priorité donnée aux informations de divertissement, aux titres clinquants plutôt qu’au contenu ». Pas besoin d’autre part d’être universitaire pour observer le développement des journaux gratuits, saisir le poids que leur succès fait peser sur la santé des journaux traditionnels et mesurer le rôle néfaste qu’ils jouent dans la « boulevardisation » générale de la presse écrite.

On regrettera par conséquent que l’enquête en question se soit limitée à l’écrit. On critiquera en particulier que les chercheurs ne se soient pas penchés sur les raisons de la dégradation qualitative identique que l’on note dans l’information distillée par les chaînes radiophoniques et télévisuelles publiques, en particulier en Suisse romande. Une dégradation qui ne saurait, elle, s’expliquer par la concurrence dont souffriraient la TSR et la RSR. Quelle en est alors l’origine ?

L’abaissement qualitatif de l’information depuis une quinzaine d’années de la RSR et de la TSR s’explique probablement par plusieurs facteurs. Il y a d’abord le monopole dont bénéficient les deux régies, source de tous les gaspillages financiers et humains. Sont en cause ensuite le cauchemar de l’audimat, l’absence de stratégie solide des chaînes, leur gestion calamiteuse des ressources humaines et le statut fonctionnarisé de ces dernières, moins enclines à la créativité et à la qualité qu’à la facilité. Et puis il y a les modes, ces modes misérables généralement importées des pays qui nous entourent, de France en particulier.

Comment ne pas se désoler d’entendre et de voir nos soi-disant journalistes de radio et de TV qui se contentent sur les ondes et les écrans d’interviews superficiels de personnalités politiques sur des « sujets d’actualités », sans même se rendre compte qu’ils ne font que servir la soupe électorale à ces dernières ? Comment ne pas s’affliger de la complaisance dont ils font preuve quand, prétendant contribuer à l’information du public, ils se satisfont en guise de « débats » des brefs combats de coqs qu’ils nous servent sur les sujets politiques, culturels ou économiques du moment ? Il est vrai que cela les dispense de se préparer eux-mêmes de manière approfondie au traitement d’un objet et d’éclairer objectivement et complètement celui-ci pour les auditeurs et les téléspectateurs.

Les constats effectués par les chercheurs de l’Université de Zurich, ajoutés à ceux qu’ils auraient pu faire en étendant leur étude aux autres médias, sont extrêmement préoccupants. Notre pays se caractérise par les combinaisons peu compréhensibles, parfois malsaines, qui découlent de l’interprétation que font les acteurs politiques de la concordance. Au plan fédéral comme dans les cantons il se singularise aussi par la faiblesse de sa gouvernance. Pour la solidité de notre démocratie, il est donc particulièrement important que la sphère médiatique, celle qu’on appelait encore il n’y pas si longtemps le « quatrième pouvoir », joue efficacement son rôle essentiel de critique, d’enquêteur, de révélateur.

Il est bon de relever en conclusion que les chaînes de radio et de télévision suisses alémaniques ne sont pas tombées, en tout cas beaucoup moins, dans les mêmes travers que ceux qui flétrissent la RSR et la TSR. L’information y est bien plus sérieuse, plus complète. Il vaut la peine d’y faire un tour de temps en temps, ne serait-ce que pour se convaincre que l’indigence médiatique n’est pas une fatalité.

Pierre Kunz

16:55 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/08/2010

Après les départs de Leuenberger et Merz, quel gouvernement ?

En mai dernier les présidents du PLR et du PDC, « conscients, disaient-ils, que leur partis assument, historiquement et institutionnellement, une large responsabilité dans la gouvernance du pays, ont entamé des négociations en vue de gouverner la Suisse ensemble ».

Ils sont nombreux, ceux qui, de Romanhorn à Genève, s’inquiètent de l’incapacité des partis politiques, depuis une vingtaine d’années, de s’entendre pour faire fonctionner nos institutions de la manière qu’imposent les défis du monde nouveau qui se crée autour de nous. Ils sont nombreux, ceux qui considèrent anachroniques et paralysants les affligeants marchandages à l’origine de la composition du Conseil fédéral. Ils ont peut-être vu dans la volonté exprimée, voici quelques mois, par MM. Fulvio Pelli et Christophe Darbellay, la promesse d’une époque nouvelle.

La démission successive des conseillers fédéraux Moritz Leuenberger et Hans-Rudolph Merz met en cette fin d’été les deux présidents au défi de tenir leur engagement de régénérer la politique helvétique. Oseront-ils aller au bout de la logique sur laquelle se fonde la volonté qu’ils ont exprimée, une logique qui impose l’élaboration, au sein d’une coalition des partis intéressés, du programme politique qui guidera l’action du Conseil fédéral dans les années à venir ? Autrement dit, oseront-ils clairement affirmer que le temps est venu de mettre un terme à la manière arithmétique de considérer la « concordance », c’est-à-dire de renoncer désormais à l’élection du gouvernement à « la proportionnelle » ?

Que signifierait la mise en œuvre de cette logique nouvelle ?

En premier lieu que le PDC et le PLR établissent la liste claire de leurs priorités politiques. Ensuite que les deux vieux partis, qui disposent certes de la majorité au Conseil des Etats mais pas au sein du Conseil national, entrent en négociation avec les autres formations afin de déterminer avec laquelle ou lesquelles, ils peuvent trouver des compromis et faire alliance. Ce qui revient à admettre, et c’est la démarche qui marquerait le retour aux fondements de la saine politique, qu’ils doivent choisir entre les deux ailes inconciliables et paralysantes que représentent le PS et l’UDC dans l’actuelle « formule magique ». C’est sur la base de la coalition ainsi formée et de son programme politique qu’interviendrait ensuite le choix des deux nouveaux conseillers fédéraux.

Mais peut-on espérer que le PLR et le PDC seront assez courageux pour relever le défi qu’ils se sont lancés ? Eux qui, comme les autres partis, ne voient le futur du pays qu’à travers leurs préoccupations immédiates et leurs petits bénéfices partisans. Pourtant c’est bien avec l’ambition réformatrice qu’ils ont annoncée en mai dernier que MM. Pelli et Darbellay, tout en servant les intérêts du pays, seraient le mieux à même, pour le premier, de conserver à son parti le deuxième siège qu’il a peur de perdre, pour le second, de retrouver celui que le PDC a égaré il y a quelques années.

Les premières réactions du monde politique à la double démission, radicalo-libérales et démo-chrétiennes en particulier, ne confortent en rien les optimistes. Il n’est question que d’épicerie. Il est donc malheureusement très probable que, durant l’automne, ceux qui sont sincèrement préoccupés par l’avenir de la Suisse, devront faire une fois de plus le constat pénible que les partis sont incapables de s’élever à la hauteur des enjeux et que leurs chefs continuent de vendre au peuple leurs discours pour de l’action.

Pierre Kunz

12:34 Publié dans Politique suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

03/08/2010

Les drogues, les politiciens et les experts "hors sol"

 

 

Plus un gouvernement est structurellement faible, moins il a, par absence de colonne vertébrale idéologique, de projets politiques clairs, courageux et ambitieux. Plus alors ses membres recourent aux « experts ». Ceux qui fréquentent les arcanes du pouvoir et du monde politique en général le savent donc bien : c’est à cet étage de la société que celle-ci est confrontée à la plus grande masse de rapports d’experts.

Notre société a forgé son développement sur la raison et le progrès scientifique. Les acteurs du monde politique, quant à eux, se sentent depuis trop longtemps contraints, par les institutions autant que par les obligations de leur carrière, de mettre en avant leur pragmatisme plus que leurs ambitions réformatrices, leurs convictions intimes et la valeur sociétale de leurs projets. Il n’est donc pas étonnant que le pouvoir ait recherché, et trouvé, dans les rapports de spécialistes ou soi-disant spécialistes, élevés au rang d’experts, la réponse à ses problèmes de visibilité.

Réponse d’autant plus aisée qu’un conseiller d’Etat ou fédéral est toujours en mesure de commander les rapports dont il a besoin aux spécialistes dont il connaît la manière de penser et par avance les conclusions.

Il s’agit là d’un mal profond et grave de la gouvernance du pays, que le récent rapport de la Commission fédérale pour les problèmes liés aux drogues (CFPD) vient une nouvelle fois d’illustrer. Comme toujours, le travail de cette commission ne saurait être questionné quant à la démarche scientifique suivie. Pas plus que, scientifiquement, l’on ne peut contester la pertinence de certaines des conclusions.

Pourtant il tombe sous le sens que les recommandations de la CFPD, à savoir, en résumé, qu’il faut dépénaliser toutes les drogues, ne peuvent être politiquement interprétées que comme une immense provocation. Elles s’inscrivent dans ce que quelqu’un a appelé « le culte grandissant de la rationalité et une forme de pensée qui constitue une perversion de l’esprit des Lumières. Une forme de pensée qui coupe la raison d’un ensemble de concepts moraux et philosophiques. Une forme de pensée qui oublie que la science n’est pas une valeur mais une méthode. »

Le travail commandé par le Conseil fédéral à la CFPD, de même que ses conclusions qui étaient prévisibles, ne présentent aucun intérêt pratique. Ils s’apparentent au mieux à un effort académique de recherche fondamentale, au pire à un pur gaspillage des deniers publics. Sauf pour ceux, évidemment, qui ont politiquement et professionnellement intérêt à instiller le doute et la confusion dans l’esprit d’une population et de parlementaires qui restent incapables de porter un jugement objectif sur des questions d’une extrême délicatesse et d’une complexité aussi grande.

L’ensemble des sociétés occidentales souffrent d’un matérialisme et d’un consumérisme effrénés. Nous avons perdu nos repères humanistes au profit d’un humanitarisme de pacotille et de la facilité. Nous ne pensons plus qu’en termes de droits, oubliant les devoirs, la rigueur, l’exigence. Ceux qui nous dirigent devraient avoir compris que les Suisses, comme nos voisins européens, cherchent plus ou moins confusément des chemins nouveaux. Il n’en est rien, manifestement. Au lieu d’éclairer ceux-ci, de nous aider à nous projeter dans l’avenir, nos élites politiques persistent à cultiver les sillons de la technocratie et s’entêtent à rechercher les sujets de leurs discours dans les rapports d’experts « hors sol », des experts qui ne savent que décortiquer le monde.

Pourtant c’est bien au politique que revient la mission de le dessiner et de le construire.

Pierre Kunz

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