07/12/2009

Climat, elle court et elle enfle la rumeur

 

 

 

Lors d’une émission de la SSR de ce jour, l’un des intervenants s’inquiétait de la contestation croissante, au sein de la population en général mais également au sein les milieux intellectuels et économiques, relatifs aux appels lancés par les défenseurs du climat, des appels multipliés à l’orée du sommet de Copenhague. Et il soulignait à l’origine de cette évolution d’une part le recours excessif de ces défenseurs aux slogans plutôt qu’aux démonstrations, d’autre part le rôle néfaste des médias.

Il convient en effet, une fois de plus, de regretter l’attitude de la presse écrite comme des télévisions et des radios qui, tous, se contentent de relayer les messages alarmés des scientifiques et ceux alarmistes des politiques et des technocrates. Il est actuellement pratiquement impossible, pour celui et celle qui se permettent simplement de douter ou de relativiser les conclusions publiées par les spécialistes des questions climatiques et leurs thuriféraires, de trouver de l’information s’écartant du « prêt-à-penser » écologiste.

A quoi peuvent donc bien servir les médias s’ils ne sont plus capables d’apporter une contribution critique aux études qu’ils se contentent de reproduire, généralement en les approuvant en bloc dans des commentaires superficiels ? Ne disposent-ils plus des moyens suffisants pour permettre à leurs journalistes d’enquêter et d’approfondir certains sujets ? Ont-ils déjà oublié le précédent stupéfiant de la soi-disant « mort des forêts » prêchée dans les années 80, lorsque les médias, déjà, avaient manqué gravement à leur mission ? Et la campagne récente, dans notre pays, relative aux minarets ne leur a-t-elle pas ouvert les yeux ?

Pas étonnant, dans de telles conditions de sous-information voire de désinformation, que le doute grandisse à propos de la réalité des problèmes climatiques. Pas étonnant que les rumeurs les plus folles de « complot intégriste » et de « cabale verte » naissent, enflent et courent.

Pour ceux qui, comme le signataire de ce billet, ne sont pas certains que le réchauffement climatique n’est dû qu’à l’activité des humains mais qui sont convaincus que les efforts destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre ne sauraient nuire et qu’ils peuvent au contraire ouvrir de nouveaux horizons économiques à l’humanité, il y a dans ce constat bien des motifs de frustration et d’inquiétude.

Pierre Kunz

 

 

12:09 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.