02/12/2009

Que deviennent les engagements pris à St-Pierre ? (I)

 

Lundi prochain, à St-Pierre où ses membres prêteront serment, le Conseil d’Etat prononcera son premier discours de la nouvelle législature. Il y prendra moult engagements et y fera bien des promesses. Que deviendront-ils ?

Il est assez aisé de répondre à cette interrogation en observant ce que sont devenus les engagements et les promesses des Conseils d’Etat qui ont précédé le nouveau. C’est d’ailleurs un exercice amusant que de reprendre connaissance des discours de St-Pierre prononcés à l’orée des quatre dernières législatures. Choisissons, dans ce premier billet, le cas du logement.

En 1993 M. Claude Haegi déclarait : « Dans le domaine de l’habitat, nous poursuivrons, sans relâche, avec les investisseurs habituels, la construction de logement à caractère social. Nous encouragerons parallèlement l’accession à la propriété (..) de manière à offrir à la population des possibilités diversifiées. »

En 1997 M. Gérard Ramseyer affirmait que « la politique du logement sera orientée en particulier vers la construction de logements bon marché. Le maintien et la rénovation de l’habitat seront encouragés. »

En 2001 c’était au tour de Mme Micheline Calmy-Rey d’insister : « Le logement et les équipements publics sont des conditions-cadre décisives. La pénurie de logements doit être combattue : elle génère l’exclusion. Par des déclassements choisis et négociés avec les communes et les voisins concernés, l’Etat veillera à mettre à disposition des terrains constructibles bien situés ».

Enfin, en 2005, M. Pierre-François Unger lançait que « pour assurer des conditions de vie répondant aux aspirations de nos résidents et de nos concitoyens et soutenir l’économie locale (..) il faut construire ! »

Quel bilan peut-on dresser après seize années de ces discours ? Deux chiffres suffiront à cet effet.

En 1992 on avait achevé à Genève la construction de 2132 nouveaux logements. Las, en 2008 le chiffre était tombé 1083 ! Ce qui explique pourquoi le parc cantonal des logements disponibles (216'700 l’an dernier) n’a grandi entre 1992 et 2008 que de moins de 9%. Or durant ce laps de temps la population résidente du canton à crû de plus de 17 %.

A demain pour la suite.

Pierre Kunz

14:16 Publié dans Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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