28/11/2009

SSR, couper dans les programmes ; et alors ?

 

 

« Se serrer encore la ceinture équivaudrait à couper dans les programmes, ce que la SSR veut éviter à tout prix », indique le patron de la grande régie helvétique, M. Armin Walpen.

Il est toujours surprenant de constater combien les soi-disant « managers » des établissements publics se laissent emporter, lorsqu’ils ont passé quelques années à la tête de leur entreprises, par le corporatisme et la facilité. Combien ils perdent alors le sens de leur mission et combien ils se révèlent incapable de s’extraire du conservatisme et de la facilité. La SSR ne fait malheureusement pas exception.

Voilà une institution dont, tous les observateurs objectifs le reconnaissent, l’efficacité des structures et la productivité du personnel ne sont vraiment pas les caractéristiques premières. Voilà une institution dont la qualité de l’information générale, politique en particulier, laisse grandement à désirer, tant elle est « feuilletonnée, saucissonnée et sensasionnalisée », tant elle reste superficielle, en Suisse romande bien plus d’ailleurs qu’en Suisse alémanique. Voilà une entreprise qui entretient un nombre étonnant de chaînes dont pour certaines l’audience est si faible que dans l’économie privée on les aurait supprimées depuis belle lurette.

Voilà donc une entreprise qui dispose de gisements considérables d’économies et de ressources inexploitées dans son fonctionnement et dans la gestion de ses ressources humaines. Mais non, face à une baisse de ses recettes publicitaires, la SSR ne voit pas de salut hors le recours à une aide publique renforcée.

C’est dans plus de créativité, plus d’esprit critique et dans plus d’intelligence, un peu d’humilité aussi, que la SSR doit trouver la réponse aux difficultés qu’elle rencontre. Pas dans les subventions publiques.

Pierre Kunz

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