25/11/2009

Mon Discours de St-Pierre

 

 

Genevoises, Genevois,

Notre gouvernement sera celui de tous les habitants du canton. Ceux d’aujourd’hui mais aussi ceux qui leur succéderont. En conséquence le Conseil d’Etat affirme sa ferme volonté de soumettre toutes ses décisions aux exigences du développement durable.

Cette ferme volonté s’exercera dans tous les domaines de la vie sociale, sanitaire, économique et financière de la République. Et, exemple concret de sa détermination, il a d’ores et déjà décidé, en matière d’économies d’énergie, de réduire de moitié l’éclairage de la voirie publique.

Pour lui permettre d’agir le Conseil d’Etat doit être à même de gouverner. Il ne peut plus, il ne veut plus se contenter d’administrer le canton. Par conséquent, sans attendre le projet que la Constituante est chargée de rédiger, il soumettra au peuple de Genève une réforme constitutionnelle profonde du mode électoral du gouvernement. Cette élection devra intervenir désormais sur la base de listes bloquées. Le Conseil d’Etat trouvera ainsi l’homogénéité et le courage d’être ambitieux qui lui sont nécessaires.

Quant au Grand Conseil, il retrouvera son rôle, celui de voter les lois et de sanctionner si nécessaire le gouvernement plutôt que de prétendre, comme actuellement, gouverner Genève à la place du Conseil d’Etat.

Sans délai non plus, le Conseil d’Etat entreprendra d’adapter l’organisation et le fonctionnement du canton aux nécessités nouvelles, celles que nous impose notre environnement bouleversé. A cet effet

- il  mettra en œuvre le plan de redressement financier cantonal adopté par le Conseil d’Etat en 2005 mais, comme tous les plans antérieurs annoncés depuis 1992, pas appliqué alors que les finances publiques restent structurellement gravement déséquilibrées ;

- il  veut faire construire enfin les logements de tous types manquants dans le canton et proposera dans ce but la refonte du droit du logement, de la construction et de la protection des locataires ;

- il  est décidé à mettre rapidement à la disposition des constructeurs les terrains requis, cela afin que Genève cesse de fabriquer des frontaliers et cesse d’expédier les contribuables aisés dans le Pays de Vaud.

S’agissant des transports publics, le Conseil d’Etat considère que le rejet du CEVA par le peuple le 29 novembre dernier constitue une grande opportunité. Celle de concevoir la mobilité genevoise à la lumière des nécessités du 21ème siècle et non plus à celle de 1912. Il lancera donc dès demain les études devant aboutir

- à  la réalisation de la traversée routière et ferroviaire du lac,

- à  la création d’une nouvelle zone d’activités à Colovrex,

- à  l’adoption rapide du plan de quartier dans la zone Praille-Acacias-Vernets,

- à  la modernisation de la liaison ferroviaire Annemasse/Eaux-Vives.

Ce programme de reformes ambitieuses ne pourra pourtant se concrétiser sans l’appui des collaborateurs de l’administration publique. Pour obtenir ce soutien sans faille le Conseil d’Etat entend moderniser le statut de celle-ci, principalement en le rendant plus propice à la reconnaissance et à la récompense du mérite individuel.

Vive Genève !

Pierre Kunz

 

« Discours » dit, parmi bien d'autres, au matin du 25 novembre dans le cadre du 7-8 de Pascal Décaillet, Radio-Cité

 

 

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