31/08/2009

Devenir député, pourquoi ?

Les motifs les plus divers poussent une femme ou un homme à se présenter à l'élection au Grand Conseil. Des plus futiles aux plus estimables.

Par exemple, le sentiment de rendre service à un ami ou un parti en acceptant de voir son nom porté sur une liste, persuadé que l'on est de n'avoir aucune chance d'être élu et ... d'être élu tout de même.

Ou la satisfaction de pouvoir faire suivre le nom figurant sur sa carte de visite par la mention "député au Grand Conseil".

L'ambition parfois de se constituer un réseau professionnellement et socialement plus étoffé.

Le besoin aussi d'apporter sa contribution au développement de notre "vivre-ensemble".

Ou encore le désir d'expliquer et de mettre en oeuvre un projet de société différent.

Et, pourquoi pas, simplement l'envie de faire partie de ceux qui "font les lois".

Le journal "Le Temps" de ce jour consacre une page à Simenon et rappelle quelques propos de l'homme et écrivain remarquable qu'il fut, des propos que Pierre Assouline, son meilleur biographe, a rassemblé dans le dernier ouvrage, intitulé "Autodictionnaire", qu'il vient de consacrer à l'auteur belge. Deux de ces citations me paraissent correspondre parfaitement à ce qui améne certains, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, à affronter pour des raisons plus intimes, plus viscérales les urnes et, une fois élus, "la grandeur et la servitude" de l'engagement politique.

A la rubrique Observation : "J'ai horreur de l'observation. Il faut essayer. Sentir. Avoir tout fait, non à fond, mais assez pour comprendre."

A la rubrique Vérité : "Ma véritable ambition, c'est de saisir la vérité, ou même les vérités camouflées, sinon je n'existe pas, je ne sers à rien."

On ne saurait mieux exprimer la joie intense, bien plus forte que les contrariétés innombrables, de celui ou celle qui s'engage avec conviction et participe avec enthousiasme au travail parlementaire. On ne saurait mieux laisser entrevoir l'immense satisfaction intellectuelle apportée par la compréhension, de l'intérieur, du fonctionnement de nos institutions, des jeux du pouvoir, du rôle des médias.

Pierre Kunz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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