14/03/2009

Equal Pay Day.-

Parce qu'ils se contentent de les faire circuler sans mise en question, sans enquête critique, les médias contribuent grandement au développement des idées "toutes faites". Ces idées que d'aucuns qualifient de "vérités évidentes".

C'est ainsi que perdurent des constats d'un autre temps mais dont personne n'ambitionne de montrer qu'ils n'ont plus cours. C'est ainsi aussi que se développent en "certitudes" des propos qui naissent souvent dans le discours d'un politicien ou d'une politicienne en campagne électorale.

Quelques illustrations de ces pseudo évidences véhiculées avec une constance aussi curieuse qu'agaçante.

"Les inégalités sociales n'ont cesser de croître au cours des trois décennies".

"Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres".

"Depuis le début de la globalisation le nombre de chômeurs n'a cessé de croître dans le monde".

"La crise alimentaire met en péril l'existence de 900 millions de personnes sur la planète".

"La paupérisation de la population genevoise progresse".

"Aux USA les pauvres, parce qu'ils n'ont pas d'assurance maladie, ne peuvent se faire soigner et on les laisse mourir dans la rue".

La dernière en date de ces "évidences" concerne les inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans notre pays. Je n'ai lu aucun article de presse ni entendu aucun commentateur de TV ou de radio, mardi dernier, jour du "Equal Pay Day,-" questionnant la validité de l'affirmation selon laquelle dans notre pays les femmes, à travail et qualifications égales, sont encore souvent moins bien rémunérées que les hommes.

On me répondra peut-être que c'est parce qu'il en va bien ainsi dans la pratique. Qui voudrait bien, dans ce cas, me faire connaître des exemples concrets en citant la raison sociale et le siège d'entreprises qui pratiquent encore en Suisse cette discrimination scandaleuse ?

Merci d'avance.

Pierre Kunz

 

10:38 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.