05/03/2008

Déchets napolitains : gare aux fantasmes !

Selon un politologue,  spécialistes dit-on de la criminalité organisée, le traitement dans notre canton des déchets napolitains pourrait marquer "le début de l'ingérence du crime organisé italien dans la vie publique genevoise !" Rien que ça.

Selon M. Nicolas Giannakopoulos, qui s'exprime en ces termes dans l'édition de ce jour du journal Le Temps, "la négligence, l'ignorance la peur ou l'intérêt à court terme de négociateurs tombant dans la fosse aux loups pourraient ouvrir les portes du canton à des fleuves d'argent frais venus de la Campanie sous forme d'investissements. Ces derniers (..) feraient payer le prix fort au canton, qui deviendrait complice des clans de la Camorra dans leurs activités terriblement destructrices ."

On sait que, pour ceux qui la recherche, il existe deux manière d'attirer l'attention du public. La première est celle du révisionnisme provocateur, celle qui mène à prétendre que Armstrong n'est pas réllement allé sur la lune, que la Shoah est une invention ou que le 11 septembre n'a jamais existé. L'autre consiste à crier au loup et à inquiéter. C'est précisément et textuellement ce que fait le politilogue dans un scénario digne d'un roman policier.

Revenons à la raison. De quoi est-il réellement question ?

Il s'agit pour les SIG d'accomplir la mission qui leur est confiée deepuis toujours aux Cheneviers, à savoir incinérer des déchets. Les déchets napolitains tombent bien, si l'on ose dire. Après la fin de plusieurs années de collaboration avec des fournisseurs de déchets allemands ceux provenant d'Italie permettront d'utiliser et de rentabiliser une partie de la surcapacité de brûlage des Cheneviers. Une surcapacité qui coùtent aux Genevois des millions de francs par an puisque, pour des raisons sociales et d'emploi, le monde politique et les SIG refusent de fermer la partie excédentaire des installations.

La décision de traiter à Genève les déchets napolitains se justifie aussi en termes techniques puisque les SIG disposent des équipements d'incinération requis par un traitement "propre" de ceux-ci. Elle est également raisonnable au plan de la protection "mondialisée" de l'environnement puisque, les défenseurs des accords de Kyoto ne cessent de nous le répéter, nous vivons tous sur la même planète et que la pollution est l'affaire de tous les humains. Or manifestement pour la planète il vaut mieux que l'on brûle les déchets à Genève que de les laisser polluer des décharges bordant la Méditerrannée.

En fait les SIG sont confrontés à une opération industrielle et commerciale très habituelle. Elle est intéressant en l'occurence. Demandons-nous plutôt : qui peut bien avoir intérêt à la faire échouer ?

 

 

 

 

10:44 Publié dans Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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